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Etats-Unis : l'ex-avocat de Donald Trump plaide coupable de fraude bancaire et fiscale et implique le président américain

Michael Cohen a indiqué avoir versé des sommes de plus de 100 000 dollars à deux femmes affirmant avoir eu une liaison avec Donald Trump, "à la demande du candidat" et "avec l'intention d'influencer l'élection" présidentielle.

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France Télévisions
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L'ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, quitte le tribunal de Manhattan, à New York aux Etats-Unis, le 21 août 2018. (MIKE SEGAR / REUTERS)

Mauvaise nouvelle pour Donald Trump. Après quatre mois d'enquête qui ont exaspéré le président américain, son ex-avocat personnel, Michael Cohen, menacé d'inculpation pour fraude bancaire et fiscale, a accepté mardi 21 août de plaider coupable devant un juge fédéral. Michael Cohen, 51 ans, dont plus de dix au service de Trump, a accepté de plaider coupable pour huit chefs d'accusation, dont cinq pour fraude fiscale et deux pour violation des lois sur le financement des campagnes électorales, devant le tribunal fédéral de Manhattan. 

L'ex-avocat et homme d'affaires a indiqué avoir versé des sommes de 130 000 dollars (112 000 euros) et 150 000 dollars (130 000 euros) destinées à deux femmes affirmant avoir eu une liaison avec Donald Trump, en échange de leur silence. Ces versements ont été effectués "à la demande du candidat" et "avec l'intention d'influencer l'élection" présidentielle de 2016, assure l'ancien fidèle de Donald Trump. Des déclarations qui sous-entendent que le président, motivé par la volonté de ne pas ternir son image en pleine campagne présidentielle, pourrait avoir commis un délit.

Michael Cohen n'a pas précisé les noms de ces deux femmes, mais les montants correspondent aux versements déjà connus et versés à la playmate Karen McDougal et l'actrice X Stormy Daniels. 

Enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle

Michael Cohen faisait l'objet d'une enquête du FBI depuis plusieurs mois, lancée en partie à la demande du procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur une collusion présumée entre l'équipe de Donald Trump et des responsables russes lors de la campagne présidentielle en 2016.

Le père de famille, qui avait juré être prêt à "prendre une balle pour le président", avait déjà changé de stratégie ces dernières semaines, faisant diffuser en particulier un enregistrement compromettant pour le président. 

Hasard du calendrier, l'ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a lui aussi été condamné au même moment, mardi, pour fraude bancaire et fiscale. Là encore, les investigations avaient été lancées à la demande du procureur Robert Mueller. Il s'agit de la première condamnation dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence de Moscou dans les élections américaines de 2016. L'ex-influent consultant politique âgé de 69 ans, était accusé de fraudes fiscale et bancaire liées aux dizaines de millions de dollars tirées de ses activités de conseil auprès de l'ancien dirigeant ukrainien Viktor Ianoukovitch, jusqu'à sa fuite d'Ukraine en 2014. 

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