Etats-Unis : Donald Trump ouvre la voie à la naturalisation de 1,8 million de sans-papiers

La Maison Blanche a présenté les points centraux du projet sur l'immigration, objet de vifs débats entre démocrates et républicains. Le président américain souhaite également un financement de 25 milliards de dollars au Congrès pour la construction d'un mur frontalier avec le Mexique. 

Donald Trump quitte la Maison Blanche, à Washington, pour se rendre à Davos, en Suisse, mercredi 24 janvier 2018. 
Donald Trump quitte la Maison Blanche, à Washington, pour se rendre à Davos, en Suisse, mercredi 24 janvier 2018.  (MANDEL NGAN / AFP)

Donald Trump va proposer au Congrès une voie d'accès à la citoyenneté américaine pour 1,8 million de migrants entrés illégalement aux Etats-Unis, a indiqué jeudi 25 janvier la Maison Blanche. Ce processus de naturalisation, d'une durée de 10 à 12 ans, profitera aux "Dreamers" (rêveurs), sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis et protégés jusqu'en mars par le décret "Daca" signé par Barack Obama, ainsi qu'aux immigrés qui n'ont pas bénéficié de ce programme.

Donald Trump va également demander un financement de 25 milliards de dollars au Congrès pour la construction d'un mur frontalier avec le Mexique. Ce projet est l'une des promesses de campagne les plus controversées de Donald Trump. 

Ces annonces sont les points centraux du projet sur l'immigration présenté par la Maison Blanche et susceptible selon elle d'être accepté par les démocrates comme les républicains, afin de mettre fin à des mois de bras de fer infructueux sur ce sujet sensible.

"Les Dreamers utilisés comme monnaie d'échange"

Le programme Daca, mis en place par Barack Obama, a permis à quelque 690 000 jeunes sans-papiers de travailler et d'étudier en toute légalité. Donald Trump l'a abrogé en septembre jugeant qu'il n'était pas constitutionnel et a donné jusqu'à mars au Congrès pour trouver une solution.

Les démocrates ont fait de ce dossier leur priorité absolue. Les républicains sont globalement d'accord pour régulariser ces jeunes connus sous le nom de "Dreamers" (rêveurs) mais le locataire de la Maison Blanche exige en échange le vote de crédits pour ériger le mur promis à la frontière avec le Mexique.

Ce plan "est une nouvelle attaque contre les immigrés qui utilise les Dreamers comme monnaie d'échange", a réagi Dina Titus, représentante démocrate du Nevada.