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Etats-Unis : Donald Trump évoque (encore) les attentats de Paris pour justifier sa politique sur les armes à feu

Dans son discours devant le lobby des armes aux Etats-Unis, vendredi, le président américain a expliqué qu'un homme armé aurait pu sauver de nombreuses vies au Bataclan.

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France Télévisions
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Le président américain Donald Trump, lors d'un discours à Indianapolis (Etats-Unis), devant la National Rifle Association (NRA). (BRYAN WOOLSTON / REUTERS)

"Si une personne avait eu une arme de l'autre côté...". Donald Trump a une nouvelle fois évoqué les attentats de Paris pour justifier sa politique sur les armes à feu aux Etats-Unis. Lors d'un discours prononcé à l'occasion de la convention annuelle de la National Rifle Association (NRA) à Indianapolis, vendredi 26 avril, le président américain a redit que de nombreuses vies auraient pu être sauvées en novembre 2015 si la réglementation française sur les armes était moins stricte "car ces lâches auraient su qu'il y aurait des gens avec des armes" sur place. "Paris, il disent qu'ils ont là-bas les lois les plus sévères au monde sur les armes, a-t-il lancé devant le puissant lobby des armes à feu. Ils ont tué une personne, une autre, une autre, une autre... Des centaines de personnes ont été tuées et blessées ce jour-là".

La fusillade a duré si longtemps et il n'y avait rien à faire (...). Si une personne avait eu une arme de l'autre côté, le bilan aurait très bien pu être complètement différent.

Donald Trump

lors de la convention annuelle de la NRA

Dans son discours, il a aussi martelé que "préserver les libertés acquises par nos ancêtres au prix de leur vie" était un devoir absolu. Il a également dénoncé ses adversaires démocrates qui, selon lui, veulent remettre en cause les fondamentaux de la Constitution américaine.

Ce n'est pas la première fois qu'il utilise les attentats de Paris pour justifier sa politique sur les armes à feu. En mai 2018, lors du même rendez-vous avec la NRA, il avait alors mimé les exécutions au Bataclan.

A l'époque, ses déclarations avaient provoqué une vive réaction du gouvernement français. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait dénoncé des propos "choquants" et "pas dignes du président de la première puissance mondiale".

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