Etats-Unis : Donald Trump dément avoir été informé de possibles primes russes versées aux talibans pour tuer des soldats occidentaux

Plusieurs médias américains affirment que des agents russes ont distribué de l'argent à des combattants "proches des talibans" pour qu'ils tuent des soldats occidentaux en Afghanistan. La Russie et les talibans démentent catégoriquement.

Le président américain Donald Trump à Washington, le 26 juin 2020.
Le président américain Donald Trump à Washington, le 26 juin 2020. (CARLOS BARRIA / REUTERS)

Donald Trump a assuré, dimanche 28 juin, ne pas avoir été "briefé" sur de possibles primes versées par Moscou à des insurgés pour tuer des soldats occidentaux en Afghanistan, contrairement à ce qu'affirment plusieurs médias. "Personne ne m'a briefé, ou n'a briefé le vice-président Mike Pence ou le chef de cabinet Mark Meadows sur les soi-disant attaques sur nos troupes en Afghanistan par les Russes", a assuré le président américain dans un tweet. 

Le New York Times*, suivi ensuite par le Washington Post* et le Wall Street Journal*, ont rapporté que des agents russes avaient discrètement distribué de l'argent à des combattants "proches des talibans" pour qu'ils tuent des soldats américains ou de l'Otan en Afghanistan. Ces informations ont été transmises au président Trump et le conseil de Sécurité nationale de la Maison Blanche en a discuté à la fin mars sans qu'aucune réaction ne soit décidée, selon ces quotidiens citant des sources anonymes au sein du renseignement américain. 

L'opposition maintient ses accusations

Que le président Trump "ait été briefé ou pas, son administration savait", a relevé la cheffe des démocrates au Congrès Nancy Pelosi sur la chaîne ABC News. Si le milliardaire républicain ne ment pas, cela implique que son administration a choisi de ne pas l'informer et cela montre qu'elle "est soucieuse de ne pas évoquer la Russie" avec lui, a estimé Nancy Pelosi.

Pour elle, "le président veut ignorer toutes les allégations contre la Russie". Il "lèche les bottes" de Vladimir Poutine "de toutes les manières possibles", a-t-elle encore assené en lui reprochant de s'intéresser aujourd'hui davantage à son image qu'à creuser le fond de l'affaire.

Le gouvernement américain est en ce momen tengagé dans de délicats pourparlers avec les insurgés talibans. Le 29 février, ils ont signé un accord à Doha avec Washington, dans lequel ils se sont engagés à cesser d'attaquer les troupes étrangères en échange d'un retrait graduel de celles-ci d'Afghanistan avant le printemps 2021. Depuis, ils ne s'en prennent plus aux soldats étrangers mais poursuivent leurs opérations contre les forces afghanes, auxquelles Washington continue de venir en aide.

* Liens en anglais