Etats-Unis : Donald Trump accusé de racisme par la Chambre des représentants

La chambre basse du Congrès américain, à majorité démocrate, a voté une motion condamnant les propos du président américain. Donald Trump a conseillé ce week-end à plusieurs élues de "retourner" dans leur pays d'origine.

Des élus démocrates lors d\'une conférence de presse après le vote d\'une motion condamnant les propos jugés \"racistes\" de Donald Trump, mardi 16 juillet, à Washington.
Des élus démocrates lors d'une conférence de presse après le vote d'une motion condamnant les propos jugés "racistes" de Donald Trump, mardi 16 juillet, à Washington. (SAUL LOEB / AFP)

La polémique se poursuit aux Etats-Unis. La Chambre des représentants a adopté, mardi 16 juillet, une motion condamnant des propos jugés "racistes" de Donald Trump. Face à cette accusation, le président américain s'est défendu tout en continuant d'attaquer violemment quatre élues démocrates issues de minorités.

La chambre basse du Congrès américain, à majorité démocrate, "condamne fermement les commentaires racistes du président Donald Trump légitimant et accentuant la peur et la haine des nouveaux Américains et des personnes de couleur", déclare le texte. Dans une série de tweets, le milliardaire avait conseillé dimanche à plusieurs élues, dont trois sont nées aux Etats-Unis, de "retourner" dans "ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent". Il avait intensifié ses attaques le lendemain, les accusant de "haïr" l'Amérique.

"Pas une once de racisme en moi !"

Donald Trump avait appelé mardi les élus de son parti à ne pas tomber dans le "piège" tendu, selon lui, par ses adversaires. "Ces tweets n'étaient PAS racistes. Il n'y a pas une once de racisme en moi !", a-t-il martelé, évoquant ses attaques visant Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan).

Puis, fidèle à sa stratégie consistant à alimenter les controverses qu'il a lui-même créées, Donald Trump a pris soin de répéter son message : "Notre pays est libre, magnifique et prospère. Si vous détestez notre pays, ou si vous n'êtes pas heureux ici, vous pouvez partir !" A l'approche de l'élection présidentielle de novembre 2020, le président américain semble plus déterminé que jamais à galvaniser sa base électorale – très majoritairement blanche – et à tout faire pour alimenter les divisions chez ses adversaires politiques.

Donald Trump sait qu'il peut compter sur le soutien des ténors républicains du Congrès. Car si, ici et là, des élus du "Grand Old Party" (GOP) ont dénoncé les tweets présidentiels, ils sont dans l'ensemble très prudents dans leurs critiques envers celui qui sera probablement leur candidat l'an prochain. Seuls quatre élus républicains à la Chambre des représentants ont voté pour le texte de la majorité démocrate. Le président s'est ains félicité sur Twitter de la cohésion de son parti dans cette circonstance.