En réponse aux États-Unis, l'Iran pousse les Européens à choisir leur camp

Un an après la sortie des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, le régime de Téhéran annonce qu'il n'appliquera plus certains engagements. Asphyxié sur le plan économique, l'Iran fixe un ultimatum.

France 3

Porte-avion, navires de guerre et bombardiers américains sont en route pour des exercices au large du Moyen-Orient et des côtes iraniennes et un ministre des Affaires étrangères américain en visite en Irak, voisin de l'Iran. Les États-Unis disent craindre des attaques contre leurs troupes dans la région.

Nouvelles sanctions américaines ?

Il y a un an, les États-Unis sont sortis de l'accord sur le nucléaire iranien. Depuis, le pays a mis en place des sanctions pour empêcher d'autres pays d'acheter du pétrole, ressource vitale pour l'Iran. Si le pays ne peut plus vendre son pétrole, il menace de s'affranchir de certains engagements. Téhéran a même lancé un ultimatum aux Européens, leur donnant deux mois pour trouver une solution qui permettrait de rompre son isolement.

Une décision diversement appréciée pour les pays signataires de l'accord. Mercredi 8 mai, Florence Parly, la ministre des Armées, n'a pas exclu un retour à des sanctions européennes. Mercredi soir, Washington a annoncé un durcissement des sanctions : le fer, le cuivre et l'aluminium iraniens sont dans son viseur.

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Le président iranien, Hassan Rohani, donne une conférence de presse à Téhéran (Iran) le 17 janvier 2017, pour célébrer le premier anniversaire de l\'accord sur le nucléaire iranien.
Le président iranien, Hassan Rohani, donne une conférence de presse à Téhéran (Iran) le 17 janvier 2017, pour célébrer le premier anniversaire de l'accord sur le nucléaire iranien. (ATTA KENARE / AFP)