Donald Trump menace de couper les "subventions" à General Motors après l'annonce de la suppression de milliers d'emplois

Le président américain ne décolère pas depuis l'annonce, lundi, du plan de restructuration du premier constructeur automobile américain, qui comprend la fermeture d'usines dans l'Ohio, le Michigan et le Maryland.

Des employés de General Motors sortent, le 26 novembre 2018, de l\'usine de Lordstown dans l\'Ohio (Etats-Unis), menacée de fermeture.
Des employés de General Motors sortent, le 26 novembre 2018, de l'usine de Lordstown dans l'Ohio (Etats-Unis), menacée de fermeture. (JEFF SWENSEN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Il est en colère. Le président américain, Donald Trump, a menacé, mardi 27 novembre, de "supprimer toutes les subventions" à General Motors. La veille,  le premier constructeur automobile des Etats-Unis avait annoncé une sévère cure d'amaigrissement, à coups de milliers de suppressions d'emplois, pour être plus compétitif dans une industrie en pleine révolution.

"Très déçu par General Motors et leur PDG, Mary Barra, pour la fermeture des usines en Ohio, au Michigan et au Maryland. Rien ne sera fermé au Mexique ni en Chine", a tweeté le président. "Les États-Unis ont sauvé General Motors et voilà les REMERCIEMENTS qu'on a ! Nous examinons la suppression de toutes les subventions, y compris... pour des voitures électriques", a-t-il ajouté. "Je suis là pour protéger les travailleurs américains !"

Sept sites menacés de fermeture dans le monde

Au total, GM va supprimer en 2019 15% des emplois du groupe, en cessant la production sur sept sites : un à Oshawa au Canada, quatre aux Etats-Unis et deux en dehors de l'Amérique du Nord. En décembre 2017, le dernier décompte disponible, GM employait 180 000 personnes dans le monde, mais le groupe n'a donné aucune indication sur le nombre exact de postes supprimés. Ce traitement de choc doit permettre à General Motors de faire 6 milliards de dollars d'économies d'ici la fin 2020.

Avant de publier un tweet, Donald Trump a fait savoir, dès l'annonce de ce plan de restructuration, à Mary Barra, la PDG de GM, qu'il était "mécontent". "J'ai été très dur avec elle", a dit le président, qui a fait de la préservation des emplois industriels son cheval de bataille et déclenché des hostilités commerciales avec les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis pour les préserver.