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Dans les pas de Clinton, J-13 : à la conquête de la Floride pour ouvrir les portes de la Maison Blanche

À l'approche de la présidentielle américaine du 8 novembre, franceinfo suit les candidats dans leurs ultimes meetings. Hillary Clinton, en Floride mardi comme son rival, a tenté de convaincre les indécis et de rassurer les fans de Bernie Sanders. 

Article rédigé par
Envoyée spéciale, Sandrine Etoa-Andegue - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le "early vote", le vote anticipé a commencé en Floride où Cathy a choisi Hillary Clinton  (SANDRINE ETOA-ANDEGUE / RADIO FRANCE)

Comme Donald Trump, son rival républicain, Hillary Clinton sillonne la Floride, un État crucial qui lui est favorable d'après les derniers sondages. À Coconut Creek, près de Miami, mardi 25 octobre, la candidate démocrate s'est employée à séduire les indécis et à rassurer celles et ceux qui lui préféraient Bernie Sanders pendant la primaire.

Dans les pas de Clinton, jour J-13 : à la conquête de la Floride pour ouvrir les portes de la Maison Blanche - un reportage de Sandrine Etoa-Andegue
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À Coconut Creek en Floride, l'un des 37 États où le vote anticipé a commencé, Hillary Clinton a prononcé mardi 25 octobre un discours d’une demi-heure, prudent et sans envolées. La candidate démocrate, en tailleur fuchsia et noir, affiche un sourire figé quand elle déclare : "Ne faites pas attention aux sondages, il y a encore des indécis à convaincre". Larissa, une mère célibataire d’origine dominicaine ne savait pas pour qui voter. À présent, elle a tranché au point de devenir une anti-Trump convaincue. "Il est contre les immigrés, les Latinos, les musulmans", dit-elle, en visant le candidat républicain. "C’est inacceptable. Donc, je fais du porte-à-porte et des sondages. Je bosse dur pour récupérer un maximum de votes", ajoute Larissa.

L'ombre de Bernie Sanders

Marlène, une activiste d’origine haïtienne, votera pour Hillary Clinton. Mais par défaut. Car elle soutenait auparavant Bernie Sanders, challenger malheureux à l'investiture démocrate. "Ne pas aller voter, c’est finalement voter pour Trump et je ne veux pas. Je ne suis pas pour autant une grande fan d’Hillary Clinton." L'explication de son argumentaire tient à l'épisode de la primaire démocrate. "Je préférais Bernie Sanders, beaucoup plus progressiste, confie-t-elle. Mais entre deux diables, on accepte celui qui l'est le moins." 

Jack, imprimeur, vend des badges pro-Hillary de meeting en meeting. “J’étais pour Bernie Sanders, mais Trump, c’est comme le Front national chez vous. C’est un fasciste en puissance", dit-il. Sa recette du jour est montée à 1 200 dollars. "Avec Obama, constate ce converti d'après la primaire, c’était trois fois plus"

Dans les pas d'Hillary Clinton à Coconut Creek

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