Cet article date de plus d'un an.

Présidentielle américaine 2024 : chez les républicains, Nikki Haley est la première à se lancer face à Donald Trump

L'ancienne diplomate, nommée à l'ONU en 2017 par Donald Trump, assure que "l'heure est venue pour une nouvelle génération de dirigeants".
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min
La républicaine Nikki Haley sur le plateau de Fox News, à New York (Etats-Unis), le 20 janvier 2023. (THEO WARGO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

La course à l'investiture est lancée chez les républicains. Nikki Haley a annoncé, mardi 14 février, sa candidature à l'investiture du parti conservateur en vue de l'élection présidentielle américaine de 2024. Elle devient la première candidate notable à défier Donald Trump. L'ancienne diplomate, justement nommée à l'ONU en 2017 par l'ex-pensionnaire de la Maison Blanche, était pressentie depuis plusieurs semaines pour faire son entrée dans la compétition.

"Même dans nos jours les plus sombres, nous avons une chance incroyable de vivre en Amérique", affirme cette fille d'un couple d'immigrés indiens, qui a grandi dans une petite ville de Caroline du Sud, Etat dont elle a été gouverneure. Mais "l'heure est venue pour une nouvelle génération de dirigeants", exhorte-t-elle dans son message, dans lequel elle n'hésite pas à critiquer le bilan des républicains.

Concurrence renforcée pour Donald Trump

Englué dans une série d'affaires, l'ancien président Donald Trump, candidat depuis le 15 novembre, ne profite pour l'instant pas de la dynamique de campagne qu'il espérait. Il n'a pas immédiatement réagi à l'annonce de Nikki Haley. Après avoir fait cavalier seul durant trois mois, Donald Trump voit progressivement les rangs de ses rivaux républicains se garnir. Son ancien vice-président, Mike Pence, son ex-chef de la diplomatie, Mike Pompeo, le gouverneur de Virginie, Glenn Youngkin... De nombreux républicains envisagent de se lancer dans les prochaines semaines.

Pour Nikki Haley, la menace pourrait venir directement de son Etat : le sénateur de Caroline du Sud, Tim Scott, flirte lui aussi très ouvertement avec une candidature. Mais les projecteurs sont surtout braqués sur Ron DeSantis, le gouverneur de Floride et étoile montante du parti. Lui non plus ne s'est pas officiellement lancé dans la course. La bataille pour l'investiture républicaine promet donc d'être âpre.

Côté démocrate, le président Joe Biden dit jusqu'ici avoir "l'intention de se représenter", et a promis de rendre sa décision publique au début de l'année. Aucun rival ne s'est encore manifesté pour le défier.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.