Racisme : l'affaire George Floyd a libéré la parole

Les violences policières aux Etats-Unis ont continué de tuer après la mort de George Floyd le 25 mai, provoquant une réaction de l'ONU.

FRANCEINFO

Depuis le 25 mai et la mort de George Floyd, les accusations de racisme contre les policiers américains se multiplient. A Atlanta, le 12 juin, les caméras de surveillance contredisent la version des deux agents qui avaient dit que la victime avait fui après avoir volé le Taser d’un policier. On voit un Afro-Américain de dos se faire abattre. Le policier a été reconnu coupable d’homicide volontaire mercredi 17 juin. La patronne de la police d’Atlanta, en poste depuis 20 ans, a dû démissionner. L’autre policier a été renvoyé.

Une commission d'enquête internationale ?

Depuis un mois, la toile s’affole : plus d’un milliard d’interactions liées au décès de George Floyd. C’est du jamais-vu depuis l’élection de Donald Trump. En Caroline du Sud, une vidéo fait le buzz. Un Afro-Américain se filme lui-même en train d’être interpellé par huit policiers. L’homme porte une arme alors que c’est légal. Il ne sera pas inquiété, mais les internautes reprochent aux policiers de ne pas avoir la même attitude envers un homme blanc qui a une arme et un homme noir.

A l’ONU, 22 dignitaires condamnent le racisme systémique qui existe au sein des forces de l’ordre contre les Africains et les personnes d’origine africaine. Ils demandent la création d’une commission d’enquête internationale pour traduire les auteurs de violences racistes.

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Manifestation anti-raciste à Vienne, en Autriche, le 4 juin 2020.
Manifestation anti-raciste à Vienne, en Autriche, le 4 juin 2020. (JOE KLAMAR / AFP)