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Etats-Unis : trois ans après la mort de George Floyd, la ville de Minneapolis va réformer sa police

Une enquête avait conclu que la mort de cet homme noir de 46 ans sous le genou d'un policier blanc s'inscrivait dans un contexte de "discriminations raciales" généralisées au sein de la police de la ville.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 1 min
Une fresque murale en hommage à George Floyd, à Minneapolis (Minnesota), aux Etats-Unis, le 25 mai 2022. (STEPHEN MATUREN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Près de trois ans après la mort de George Floyd sous le genou d'un policier blanc, la ville de Minneapolis a annoncé vendredi 31 mars avoir approuvé un plan en vue de réformer sa police. "Notre objectif principal est de construire une approche meilleure et plus juste en matière de maintien de l'ordre et de sécurité de la population à Minneapolis", a déclaré le maire de Minneapolis, Jacob Frey.

La mort de cet homme noir de 46 ans avait provoqué des manifestations à travers le pays, et même dans le monde, sous le slogan "Black Lives Matter". Les forces de l'ordre de cette métropole du nord des Etats-Unis avaient été vivement critiquées pour leurs méthodes. Une enquête lancée par les services en charge des droits humains dans le Minnesota a conclu l'an dernier que le meurtre de George Floyd s'inscrivait dans un contexte de "discriminations raciales" généralisées au sein de la police de Minneapolis.

Encadrement de l'usage de la force

"Nous affrontons notre passé et allons de l'avant avec une feuille de route visant à mettre en place un changement significatif dans notre ville", a ajouté le maire de Minneapolis. Cet accord a fait l'objet de négociations entre la ville et l'agence consacrée aux droits humains dans l'Etat du Minnesota après l'enquête. Il doit entrer en vigueur dès qu'un tribunal l'aura entériné.

Le texte de plus de 140 pages prévoit notamment que la police n'arrête plus de véhicules pour certaines violations mineures, souvent utilisées par le passé comme prétexte, et que la force ne soit utilisée que si "nécessaire" et de manière "proportionnelle à la menace perçue". Les pistolets à décharge électrique de type Tasers, eux, ne devraient être utilisés que si les policiers ont une raison de procéder à une arrestation et si c'est nécessaire pour "protéger l'agent, l'individu ou une tierce partie".

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