Les Etats-Unis envoient un porte-avions et des bombardiers au Moyen-Orient, un "message clair et indubitable" à l'Iran

"Toute attaque contre les intérêts des Etats-Unis ou contre ceux de nos alliés rencontrera une force implacable", a prévenu le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, dimanche, sans détailler la nature de l'escalade imputée à Téhéran. 

Le porte-avions américain \"USS Abraham Lincoln\", près de Hong Kong, en 2004.
Le porte-avions américain "USS Abraham Lincoln", près de Hong Kong, en 2004. (SAMANTHA SIN / AFP)

Une annonce "en réponse à des indications inquiétantes d'escalade et de mises en garde". Les Etats-Unis envoient un porte-avions et une force de bombardiers au Moyen-Orient, dans le but de lancer "un message clair et indubitable au régime iranien", a annoncé le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, dimanche 5 mai. 

"Les Etats-Unis déploient le porte-avions et groupe aéronaval USS Abraham Lincoln et une force de bombardiers auprès du Commandement central américain de la région", a précisé John Bolton dans un communiqué, sans détailler la nature de l'escalade imputée à Téhéran. "Toute attaque contre les intérêts des Etats-Unis ou contre ceux de nos alliés rencontrera une force implacable", a-t-il insisté.

"Les Etats-Unis ne cherchent pas la guerre avec le régime iranien, mais nous sommes totalement préparés à répondre à toute attaque, qu'elle soit menée par procuration, par le corps des Gardiens de la Révolution islamique ou par les forces régulières iraniennes", a ajouté le conseiller du président Donald Trump.

Des relations au plus bas

Le communiqué de John Bolton ne précise pas pourquoi ce déploiement se déroule maintenant. Cette annonce intervient néanmoins sur fond d'escalade meurtrière depuis samedi entre groupes armés palestiniens, qui tiraient des roquettes depuis la bande de Gaza en direction du territoire israélien, et l'Etat hébreu qui a mené des raids aériens en représailles. Les Palestiniens ont accepté un cessez-le-feu dans l'enclave, dans la nuit de dimanche à lundi. 

Les relations entre Washington et Téhéran sont au plus bas. Il y a un an, l'administration Trump a claqué la porte de l'accord international censé empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique. Le président américain le jugeait trop laxiste, et estimait qu'il ne s'attaquait pas aux autres comportements "déstabilisateurs" de l'Iran au Moyen-Orient.

Mais les autres signataires, à commencer par les alliés européens de Washington, restent pour l'instant attachés à ce texte et Téhéran continue de le respecter, selon les inspecteurs internationaux.