Justin Trudeau à Washington, une première depuis presque vingt ans

Le Premier ministre Justin Trudeau en grande pompe à Washington les 9 et 10 mars 2016 avec un dîner d'Etat pour marquer le rapprochement des voisins nord-américains, une première pour un dirigeant canadien en deux décennies.

Justin Trudeau et Barak Obama le 19 novembre 2015 à Manille
Justin Trudeau et Barak Obama le 19 novembre 2015 à Manille (SAUL LOEB / AFP)
Le dernier dîner d'Etat  organisé à la Maison Blanche en l'honneur d'un Premier ministre canadien, Jean Chrétien, remonte à 1997. Le «JFK canadien», comme le surnomme la presse américaine, a un programme surchargé à Washington. Barack Obama réserve à Justin Trudeau un accueil en grande pompe. Le président américain avait refusé de recevoir l’ancien Premier ministre canadien, le conservateur Stephen Harper.

 
«Justin Trudeau est porteur d'un nouveau programme progressiste, il fustige l'intolérance et la politique de la peur et de la division, et il défend l'idée  que l'Etat doit investir dans les infrastructures et la création d'emplois. Il y a donc beaucoup d'intérêt pour sa vision», analyse Matt Browne, chercheur au Center for American Progress à Washington.

L’objectif de cette visite très médiatisée est de solder des années d’incompréhension et de malentendus. Les dirigeants nord-américains souhaitent faciliter les échanges entre les deux pays, les mesures de sécurité adoptées après le 11 septembre  2001 ayant lourdement entravé le trafic transfrontalier.


Dans une interview diffusée dimanche soir par la chaîne américaine CBS, Justin Trudeau relève que «beaucoup de Canadiens attendent des Américains d'être un peu plus au courant de ce qui se passe dans le reste du monde».

 
Couple glamour. La presse people a des yeux énamourés pour Justin Trudeau, 44 ans, et son épouse Sophie, 40 ans. «Les Trudeau sont clairement un couple glamour, peut-être comme les Kennedy, et cela ajoute au mythe et au buzz du moment», note Matt Browne.
 
Très remonté contre Donald Trump, le Premier ministre a affirmé qu’il ne commentera pas la candidature du milliardaire. Il s’est contenté de dire qu’il travaillait avec la personne élue à la Main-Blanche en novembre. Avec cette pique tout de même : «Pour le moment, je ne me disputerai pas avec Donald Trump. Mais je ne le soutiendrai pas non plus, évidemment.»