Les Etats-Unis renvoient un détenu de Guantanamo au Maroc, le premier sous la présidence de Joe Biden

"Notre but est de fermer Guantanamo", a réaffirmé lundi la porte-parole de Joe Biden.

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France Télévisions
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Un militaire à la prison de Guantanamo, le 9 avril 2014. (MLADEN ANTONOV / AFP)

Un (petit) pas vers une possible fermeture de Guantanamo. Les Etats-Unis ont renvoyé, lundi 19 juillet, vers son pays natal un Marocain détenu à Guantanamo. il s'agit du premier transfert ainsi réalisé sous Joe Biden. Abdellatif Nacer, né en 1965 à Casablanca, avait rejoint les forces d'Al-Qaïda en Afghanistan, où il a combattu l'armée américaine en 2001. Il a été remis lundi matin aux autorités marocaines, selon le Pentagone.

A Rabat, la justice a annoncé l'ouverture "d'une enquête avec l'intéressé pour son implication présumée dans la perpétration d'actes terroristes". "Les effets juridiques seront déterminés par le parquet à la lumière des résultats de l'enquête", a précisé le parquet dans un communiqué.

"Notre but est de fermer Guantanamo"

Son transfert ramène à 39 le nombre de détenus de la tristement célèbre prison militaire érigée en 2002 sur la base militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, pour abriter les prisonniers de guerre présumés complices d'Al-Qaïda. Dix autres prisonniers, qui ne sont plus considérés comme une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis, ont déjà reçu leur bon de sortie et 17 autres pourraient les rejoindre. Leur départ de Guantanamo dépend de la volonté de leur pays d'origine ou d'un pays tiers à les accueillir.

Barack Obama avait ordonné la fermeture de Guantanamo, en janvier 2009, à son arrivée au pouvoir, dans l'idée de faire juger les prisonniers par des tribunaux civils. Mais la décision, très impopulaire, avait été bloquée au Congrès. Barack Obama a alors préféré faire libérer discrètement des centaines de détenus. Ces libérations ont été interrompues sous Donald Trump. Elles ont repris sous Joe Biden, cinq détenus ayant vu leur libération approuvée depuis janvier. "Notre but est de fermer Guantanamo Bay", a réaffirmé lundi la porte-parole de Joe Biden, Jen Psaki, sans avancer de date pour une fermeture du centre de détention militaire.

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