Etats-Unis : Joe Biden retarde son projet d'augmenter le nombre de réfugiés autorisés sur le sol américain, les démocrates s'indignent

Face au tollé provoqué par cette décision, la Maison Blanche a donné rendez-vous mi-mai pour une réévaluation du plafond historiquement bas de 15 000 personnes fixé par Donald Trump.

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Le président américain Joe Biden lors d'une prise de parole à la Maison Blanche, à Washington, le 15 avril 2021. (CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / VIA AFP)

Tollé chez les démocrates. Joe Biden a retardé vendredi 16 avril son projet d'une augmentation importante du nombre de réfugiés admis aux Etats-Unis. Il veut conserver pour l'instant le plafond historiquement bas de 15 000 personnes fixé par Donald Trump. Une décision motivée par le besoin de "reconstruire" le programme d'admission de réfugiés, a annoncé vendredi son conseiller pour la sécurité nationale, Jake Sullivan, sur Twitter.

Cette décision a suscité de vives critiques au sein de son camp. Ainsi, la députée de l'aile gauche du Parti démocrate Alexandria Ocasio-Cortez a dénoncé un choix "absolument inacceptable""Biden a promis d'accueillir les immigrés, et les gens ont voté pour lui sur la base de cette promesse. Conserver les politiques xénophobes et racistes de l'administration Trump" est "tout simplement mal", a-t-elle protesté sur Twitter.

Rendez-vous mi-mai

Face à cette première polémique dans le camp démocrate depuis l'arrivée au pouvoir de Joe Biden en janvier, la Maison Blanche a immédiatement tenté de rétropédaler en assurant qu'il ne s'agissait que d'une décision provisoire, appelée à être revue à la hausse d'ici mi-mai. "Le président fixera d'ici le 15 mai un quota définitif, et revu à la hausse, de réfugiés pour le reste de cette année budgétaire", a assuré Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche

Le président des Etats-Unis avait initialement affirmé souhaiter admettre jusqu'à 60 000 personnes lors de l'année budgétaire en cours (qui s'achève en octobre), avant de porter le plafond à 125 000 lors de l'année budgétaire suivante. Cette promesse s'inscrit dans sa volonté affichée de renouer avec une politique migratoire "humaine" pour tourner la page des restrictions anti-migrants des années Trump.

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