Fusillade dans le Colorado : le suspect de la tuerie dans un club LGBT+ s'identifie comme non-binaire, selon ses avocats

Le tireur a tué cinq personnes dans une discothèque de Colorado Springs samedi soir.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des personnes rendent hommage aux cinq victimes tuées dans une fusillade d'un club LGBT+ de Colorado Springs (Colorado), le 23 novembre 2022. (CHET STRANGE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Des détails sur la personnalité de l'auteur de la fusillade qui a fait cinq morts et une vingtaine de blessés le week-end dernier dans un club LGBT+ de Colorado Springs (Colorado, Etats-Unis) ont commencé à émerger, mercredi 23 novembre, notamment le fait que cette personne s'identifie comme non-binaire, selon ses avocats.

Anderson Lee Aldrich, qui est maintenu en détention provisoire pour suspicion de meurtre, a comparu mercredi devant un tribunal. L'accusé est resté assis, vêtu de la traditionnelle combinaison orange des détenus aux Etats-Unis, durant une brève apparition par vidéo. Lors de cette audience, aucun chef d'accusation n'a été prononcé. Selon le système judiciaire de l'Etat du Colorado, l'inculpation ne devrait pas être prononcée avant dix jours. Une date provisoire pour une nouvelle comparution a été fixée au 6 décembre.

L'accusé ne s'est pas exprimé

Anderson Lee Aldrich n'est pas entré non plus dans une procédure de "plaider-coupable" ou non coupable. Pour sa ligne de défense, ses deux avocats commis d'office ont en revanche affirmé dans des documents judiciaires enregistrés mardi que leur client s'identifiait comme non-binaire, c'est-à-dire ne se reconnaissant ni dans le genre masculin ni dans le féminin.

Ils ont ajouté qu'Anderson Lee Aldrich utilisait les pronoms non genrés en anglais "they/them" ("iel", en français). L'accusé ne s'est exprimé que pour confirmer son nom et le fait que ses droits lui avaient bien été notifiés. 

Anderson Lee Aldrich pourrait être poursuivi notamment pour meurtres et crimes motivés par la haine et encourt une peine de prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Fusillades aux Etats-Unis

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.