Etats-Unis : un président d'université démissionne après les révélations d'abus sexuels d'un gynécologue du campus

L'université USC, située à Los Angeles (Californie), est accusée d'avoir ignoré des plaintes multiples de jeunes femmes remontant jusqu'au début des années 1990.

Le président de l\'université de Californie Max Nikias, à Los Angeles (Etats-Unis), le 11 mai 2018.
Le président de l'université de Californie Max Nikias, à Los Angeles (Etats-Unis), le 11 mai 2018. (LEON BENNETT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

L'université USC en pleine tourmente. Un ancien gynécologue du campus basé à Los Angeles (Californie) est accusé d'avoir abusé sexuellement des étudiantes pendant plus de vingt-cinq ans. Des informations sur cette affaire ont été révélées dans les médias la semaine dernière. Ce qui a provoqué la démission du président de l'université, Max Nikias, vendredi 25 mai.

L'université est accusée d'avoir ignoré des plaintes multiples de jeunes femmes remontant jusqu'au début des années 1990, et fait déjà l'objet d'au moins trois plaintes en nom collectif et deux autres plaintes individuelles.

"Il faut un changement"

Le gynécologue George Tyndall est accusé d'avoir pénétré avec ses doigts, voire sa main entière, le vagin de ses patientes sans raison médicale, et d'avoir attrapé les seins de certaines. Il aurait fait des commentaires lubriques sur leur corps et leurs organes génitaux. Il est également accusé de remarques racistes et homophobes.

Le conseil d'administration avait d'abord apporté son soutien à Max Nikias après les révélations du Los Angeles Times sur le gynécologue. "Nous avons entendu le message que quelque chose s'est brisé", et "reconnaissons qu'il faut un changement", a annoncé le conseil d'administration de l'université.