Etats-Unis : Tinder et Grindr accusés de favoriser la propagation des infections sexuellement transmissibles

L'ONG Aids a lancé une campagne d'affichage à Los Angeles pour dénoncer ces applications de rencontres.

Les applications de rencontres favoriseraient la propagation des infections sexuellement transmissibles, selon l\'association Aids.
Les applications de rencontres favoriseraient la propagation des infections sexuellement transmissibles, selon l'association Aids. (TINDER / FACEBOOK)

L'association de lutte contre le sida Aids accuse plusieurs applications de rencontres de favoriser la propagation des infections sexuellement transmissibles (IST), rapporte le Daily Mail (en anglais), lundi 28 septembre. Une campagne d'affichage a été lancée dans les rues de Los Angeles (Californie), pour mettre en garde les utilisateurs de ces réseaux sociaux.

"La prochaine rencontre est à quelques mètres, la prochaine IST aussi"

L'ONG vise notamment les applis Tinder et Grindr, qui "modifient rapidement le paysage sexuel en rendant le sexe aussi facilement accessible qu'une pizza à domicile", selon le directeur de la division santé publique de l'ONG, Whitney Engeran-Cordova. "La prochaine rencontre sexuelle est à quelques mètres, la prochaine IST aussi, estime-t-il. Si ces rencontres sexuelles sont souvent intentionnellement rapides, voire anonymes, les IST peuvent (...) créer des épidémies."

En mai dernier, le département de la Santé de Rhode Island a accusé ces réseaux sociaux d'être à l'origine de la forte recrudescence des IST dans l'Etat, entre 2013 et 2014. Les cas de syphilis ont augmenté de 79% sur cette période, ceux de gonorrhée ont grimpé de 30%, et les infections par le VIH de 33%.