Etats-Unis : le candidat de Donald Trump à la Cour suprême accusé d'agressions sexuelles lance sa contre-offensive

Le juge Brett Kavanaugh est accusé d'avoir agressé deux femmes dans sa jeunesse. Selon lui, il s'agit d'une "campagne de calomnies grotesque et grossière".

Le juge Brett Kavanaugh devant le comité du Sénat américain, le 6 septembre 2018, à Washington.
Le juge Brett Kavanaugh devant le comité du Sénat américain, le 6 septembre 2018, à Washington. (CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Il est bien décidé à ne pas renoncer. Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, a lancé une contre-attaque médiatique, lundi 24 septembre, pour défendre "son honneur" et répondre aux accusations d'agressions sexuelles. Le magistrat conservateur de 53 ans, déjà accusé d'une agression remontant au début des années 1980, a été mis en cause dimanche par une seconde femme pour des faits censés s'être déroulés à l'université.

Il s'agit d'une "campagne de calomnies grotesque et grossière", a-t-il écrit aux sénateurs chargés d'évaluer sa candidature. "Les efforts concertés pour détruire ma réputation ne me feront pas céder", a-t-il ajouté. Resté à l'écart des caméras depuis des semaines, le magistrat a accordé un entretien à Fox News avec son épouse, allant jusqu'à livrer des détails intimes pour tenter de convaincre de son innocence.

"Pas de rapports sexuels pendant toutes mes années de lycée"

"Je n'ai pas commis d'agression sexuelle, je n'ai pas eu de rapports sexuels, ni rien s'en approchant, pendant toutes mes années de lycée et pendant plusieurs années ensuite", a-t-il ainsi révélé pour contredire l'image de jeune fêtard débridé brossée par ses accusatrices. Evoquant une situation "incroyablement difficile", notamment pour leurs deux filles, sa femme, Ashley Estes Kavanaugh, a assuré n'avoir jamais douté de son mari, un "homme bon et décent".

Les accusations contre le juge Kavanaugh menacent de faire dérailler sa confirmation qui semblait acquise il y a encore dix jours. Son échec constituerait un revers majeur pour le président Trump, à quelques semaines d'élections parlementaires à haut risque. Le locataire de la Maison Blanche a donc lui aussi crié au complot lundi. "C'est totalement politique", a-t-il lancé en louant, pour la énième fois, les vertus de Brett Kavanaugh, un "homme parfait au passé irréprochable".