Etats-Unis : le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a "harcelé sexuellement" plusieurs femmes, selon l'enquête menée par la procureure

Andrew Cuomo a réagi mardi en affirmant n'avoir "jamais touché quelqu'un de manière inappropriée ou fait des avances sexuelles inappropriées".

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Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, lors d'une conférence de presse, le 6 juillet 2021. (SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Le gouverneur de l'État de New York, le démocrate Andrew Cuomo, a "harcelé sexuellement plusieurs femmes, dont d'anciennes et actuelles fonctionnaires de l'Etat", conclut une enquête indépendante. L'annonce a été faite mardi 3 août par la procureure de l'Etat de New York (Etats-Unis), Letitia James. Huit femmes avaient, depuis février, dénoncé des gestes et propos inappropriés d'Andrew Cuomo, 63 ans dont dix à la tête de l'influent Etat de New York. Une ancienne employée l'accusait notamment d'avoir mis sa main sous son chemisier en 2020. Une enquête indépendante avait été demandée par la justice pour faire la lumière sur ces affaires.

"Les enquêteurs ont constaté que les actions du gouverneur Cuomo" avaient "violé de multiples lois fédérales et d'Etat, ainsi que les propres politiques écrites de la chambre exécutive", a expliqué Letitia James lors d'une conférence de presse. Le rapport d'investigation attribue à Andrew Cuomo des gestes déplacés, "des baisers et des étreintes non désirés", ainsi que "des commentaires inappropriés".

Le rapport montre également que le gouverneur et son personnel auraient "pris des mesures de représailles à l'encontre d'au moins une employée pour avoir témoigné". Par ailleurs, "l'équipe exécutive du gouverneur a favorisé un environnement de travail toxique qui a rendu possible le harcèlement et une ambiance de travail hostile", ajoute le bureau.

"Impossible" pour Cuomo de rester en poste

Le gouverneur a réagi mardi aux conclusions du rapport, affirmant n'avoir "jamais touché quelqu'un de manière inappropriée ou fait des avances sexuelles inappropriées". Durant son intervention, il n'a pas évoqué une possible démission, semblant l'exclure, alors que plusieurs dans son camp l'appellent à quitter ses fonctionsIl lui appartient à présent de "tirer les conclusions" de cette enquête, avait pour sa part déclaré un peu plus tôt la procureure Letitia James, selon qui "le rapport parle pour lui-même".

Pour Corentin Sellin, professeur agrégé d'histoire et spécialiste des États-Unis, le gouverneur n'aurait en réalité plus le choix "au vu de la tolérance zéro imposée par les démocrates pour leurs élus depuis l'affaire Franken [sénateur démocrate qui a démissionné après des accusations similaires] et après #MeToo", écrit-il sur son compte TwitterIl est désormais "impossible d'envisager que le gouverneur démocrate puisse rester en place", analyse-t-il.

En mars, le président américain Joe Biden avait en effet estimé que le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, devrait démissionner si les accusations de harcèlement sexuel le visant étaient confirmées. "Je pense qu'il sera alors probablement aussi poursuivi par la justice", avait-il alors ajouté.

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