Etats-Unis : la police tue l'auteur d'une prise d'otages dans une synagogue du Texas

L'homme demandait la libération d'une Pakistanaise condamnée pour terrorisme. Les faits se sont déroulés à Colleyville, une ville située entre Dallas et Fort Worth.

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Un policier à proximité de la synagogue de Colleyville (Texas, Etats-Unis) où un homme a retenu plusieurs personnes le 15 janvier 2022. (BRANDON BELL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Quatre otages retenus dans une synagogue de Colleyville (Texas, Etats-Unis) ont été libérés sains et saufs dans la nuit du samedi 15 janvier au dimanche 16 janvier. Le ravisseur a été tué pendant l'assaut donné par la police. "L'équipe de libération d'otages a pris d'assaut la synagogue" et "le suspect est mort", a déclaré le chef de la police locale au cours d'une conférence de presse, au sortir d'une crise qui aura duré près de dix heures.

Le preneur d'otages réclamait la libération d'Aafia Siddiqui, une scientifique pakistanaise condamnée en 2010 par un tribunal fédéral de New York à 86 ans de prison pour avoir tenté de tirer sur des militaires américains alors qu'elle était détenue en Afghanistan.  Aafia Siddiqui, actuellement détenue dans un hôpital-prison à Fort Worth (Texas), non loin de Colleyville, "n'est absolument pas impliquée" dans la prise d'otages, a fait savoir son avocate à la chaîne CNN (article en anglais).

"Nul ne devrait avoir peur de se rassembler dans son lieu de prières"

Le FBI, la police fédérale américaine, a ouvert une enquête sur le ravisseur, qui a été identifié, a indiqué l'agent spécial du FBI Matt DeSarno, sans toutefois révéler le nom du preneur d'otages qui a été tué.

Cet incident a profondément affecté la communauté juive aux Etats-Unis. Ellen Smith, une fidèle de la synagogue, a décrit auprès de CNN une situation "choquante et horrifiante". Elle a cependant dit ne pas être surprise que cette agression ait visé la communauté juive. "Les cas d'antisémitisme ont augmenté ces derniers temps", a-t-elle confié. "Nul ne devrait avoir peur de se rassembler dans son lieu de prières", a affirmé de son côté le Conseil des relations avec la communauté juive, un organisme basé à San Francisco.

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