Etats-Unis : Donald Trump veut renvoyer des hommes sur la Lune, avec Mars en ligne de mire

Avec l'objectif d'une mission habitée vers Mars, Donald Trump s'inscrit dans la droite ligne de son prédécesseur démocrate, Barack Obama.

Donald Trump signe une directive demandant à la NASA d\'accentuer ses efforts sur les missions habitées vers l\'espace lointain, lundi 11 décembre, à Washington (Etats-Unis). 
Donald Trump signe une directive demandant à la NASA d'accentuer ses efforts sur les missions habitées vers l'espace lointain, lundi 11 décembre, à Washington (Etats-Unis).  (CARLOS BARRIA / REUTERS)

"Cette fois, il ne s'agira pas seulement de planter notre drapeau et de laisser notre empreinte." Lundi 11 décembre, le président américain Donald Trump a confirmé la volonté des Etats-Unis de renvoyer des astronautes sur la Lune pour la première fois depuis 1972. 

La raison de ce nouveau séjour, 45 ans après Apollo 17, dernière mission habitée sur la lune ? Préparer une mission habitée vers Mars. "Nous établirons une base pour une mission vers Mars et peut-être un jour au-delà", a déclaré le président américain lors d'une cérémonie à la Maison Blanche. "Nous rêvons grand", a-t-il ajouté, promettant que les Etats-Unis resteraient "les leaders" de l'exploration spatiale.

Un défi technique et un budget immense 

Le locataire de la Maison Blanche a signé une directive demandant à la NASA d'accentuer ses efforts sur les missions habitées vers l'espace lointain, une priorité qui rassemble les élus des deux bords. Mais il est resté évasif sur le financement et le calendrier d'une telle initiative. En effet, le site Qwartz (en anglais) rapporte que c'est le prochain budget de la Nasa, lequel n'a pas encore été communiqué, qui déterminera s'il est possible ou non pour les Etats-Unis de mener une nouvelle mission sur la Lune.

"L'agence spatiale américaine aura du mal à préparer un alunissage d'ici la fin durant la présidence de Donald Trump", écrit le site, doutant qu'en l'état de ses projets, la Nasa soit prête à répondre à l'appel d'ici 2020. L'agence pourrait cependant bénéficier de l'aide des compagnies privées parties à la conquête spatiale, telle SpaceX et Moon Express.