Equateur : l'ex-président Rafael Correa condamné à huit ans de prison pour corruption

L'ancien président socialiste, qui vit désormais en Belgique, a été condamné dans une affaire de corruption durant son gouvernement (2007-2017). Il réfute les accusations et dénonce un "mensonge".

L\'ancien président équatorien Rafael Correa, le 9 octobre 2019, lors d\'une conférence de presse à Bruxelles.
L'ancien président équatorien Rafael Correa, le 9 octobre 2019, lors d'une conférence de presse à Bruxelles. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

L'ex-président socialiste équatorien Rafael Correa, qui vit en Belgique, a été condamné, mardi 7 avril, à huit ans de prison en première instance par la justice de son pays dans une affaire de corruption durant son gouvernement (2007-2017), a annoncé le Parquet.

Une chambre de la Cour nationale de justice a édicté la même sentence pour 17 personnes, dont l'ex-vice-président Jorge Glas, déjà détenu pour avoir perçu des pots-de-vin dans le scandale Odebrecht, et d'ex-collaborateurs de Rafael Correa, a précisé la même source sur Twitter.

"Ils n'ont absolument rien prouvé"

Rafael Correa, qui a toujours affirmé être victime d'une persécution politique avec la complicité de magistrats, a remis en cause la décision judiciaire. "Je connais le processus et ce que disent les juges, c'est MENSONGE. Ils n'ont absolument RIEN prouvé. Témoignage complètement faux, sans preuves", a-t-il tweeté.

La justice a condamné l'ex-président et certains de ses anciens collaborateurs pour leur responsabilité dans un système de pots-de-vin versés par des entreprises en échange de contrats, dont le géant du BTP Odebrecht, bien que le Parquet n'ait pas enquêté sur le groupe brésilien en tant que tel. La Cour a aussi ordonné "la perte des droits de participation [politique] pendant 25 ans pour tous les condamnés".

"C'est ce qu'ils cherchaient : obtenir en manipulant la justice ce qu'ils n'ont jamais atteint par les urnes. Moi, je vais bien. Ce sont mes camarades qui me préoccupent. Nous gagnerons sûrement au niveau international car tout cela n'est qu'une mascarade", a affirmé l'ex-président.