Des milliers de manifestants marchent contre la brutalité policière à Saint Louis, près de Ferguson

Environ 5000 personnes ont défilé.

Des manifestants à Saint Louis, dans le Missouri (Etats-Unis), le 11 octobre 2014.
Des manifestants à Saint Louis, dans le Missouri (Etats-Unis), le 11 octobre 2014. (SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP )

L'incendie n'est pas éteint. Après les émeutes de Ferguson dans le Missouri (Etats-Unis) en août, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Saint Louis (Missouri), samedi 11 octobre. Ils protestaient contre le racisme et la violence policière.

"Les vies des Noirs comptent aussi"

Les manifestants, environ 5 000 personnes, avaient écrit sur des banderoles "Justice pour tous" et "Les vies des Noirs comptent aussi". Des femmes portaient une large banderole blanche sur laquelle étaient accrochés des morceaux de papier découpés représentant des mains et des coeurs colorés en signe de solidarité avec toutes les femmes qui ont perdu des enfants dans des violences policières à Ferguson, proche banlieue de Saint Louis. C'est là que le jeune Michael Brown, 18 ans, avait été tué par balle le 9 août.

Selon la police, le policier Darren Wilson a tué le jeune Brown après avoir été attaqué. Elle affirme que le jeune avait tenté de lui dérober son arme de service. Cependant, ont raconté les témoins, le jeune homme était sans arme et a été tué par balle alors qu'il avait les mains en l'air.

19 kilomètres

Les manifestations sous le mot d'ordre de "Week-end de la résistance" et "Octobre à Ferguson" ont débuté vendredi et doivent durer quatre jours. La foule, composée de personnes de plusieurs générations, a défilé samedi sur une distance de près de 19 kilomètres, entre Ferguson et Saint Louis. "Tout le monde ici est pacifique, calme et plein de respect, Une bonne journée", a écrit le chef de la police de Saint Louis, Sam Dotson, sur son compte Twitter, dans un premier temps.

Quelque 200 manifestants se sont dirigés vers le quartier général de la police à Ferguson gardé par une cinquantaine de membres des forces de l'ordre. Certains ont jeté des pierres sur la police, toujours selon son chef.