Donald Trump tweete en farsi pour dire au peuple iranien qu'il se tient "à ses côtés"

Le président américain a lancé cet avertissement, alors que la police iranienne a dispersé des étudiants rassemblés à Téhéran à la mémoire des victimes du crash de l'avion de ligne visé par erreur par un tir de missile.

Des Iraniens allument des bougies à la mémoires des victimes du crash d\'un avion de ligne ukrainien abattu par l\'armée iranienne, le 11 janvier 2020 à Téhéran (Iran).
Des Iraniens allument des bougies à la mémoires des victimes du crash d'un avion de ligne ukrainien abattu par l'armée iranienne, le 11 janvier 2020 à Téhéran (Iran). (ATTA KENARE / AFP)

Deux tweets lourds de sens au moment où les Etats-Unis et l'Iran se confrontent. Donald Trump a écrit en farsi (et en anglais) sur Twitter pour dire au peuple iranien qu'il se tenait "à ses côtés". "Nous suivons de près vos manifestations, et votre courage nous inspire", explique le président américain dans ce message publié samedi 11 janvier, après un rassemblement d'étudiants à la mémoire des victimes du Boeing ukrainien abattu par l'armée iranienne.

"Il ne peut pas y avoir un autre massacre de manifestants pacifiques, ni une coupure d'internet", a prévenu le président des Etats-Unis, en référence au mouvement de contestation de novembre, violemment réprimé par le régime iranien. Ces manifestations qui avaient éclaté à la mi-novembre en Iran pour protester contre une forte augmentation du prix de l'essence ont abouti à plus de 300 morts, selon Amnesty International.

Manifestation de colère contre le régime

"Le monde regarde", a souligné Donald Trump. Le président américain a lancé cette mise en garde, alors que la police iranienne a dispersé des étudiants rassemblés à Téhéran à la mémoire des victimes tuées dans l'avion qui s'est écrasé mercredi peu après son décollage près de la capitale, faisant 176 morts, majoritairement des Iraniens et des Canadiens, parmi lesquels des binationaux.

Dans une volte-face spectaculaire, Téhéran avait reconnu samedi matin avoir abattu "par erreur" cet avion à l'aide d'un missile. Le rassemblement d'étudiants dans la soirée s'est transformé en manifestation de colère, les participants scandant des slogans "antirégime", selon la télévision d'Etat. La foule a dénoncé "les menteurs" et réclamé des poursuites contre les responsables du drame et ceux qui, selon elle, ont tenté de le couvrir.