Dans l’œil du rétro : retour sur le festival de Woodstock

C'était il y a 50 ans tout juste : en août 1969, le festival de Woodstock voyait le jour aux États-Unis. Près de 500 000 personnes s'y pressaient pour voir les vedettes de l'époque. Symbole de la vague hippie, le festival de musique s'inscrit aujourd'hui dans la légende.

France 3

La pelouse est soignée, digne d'un green de golf. Woodstock (États-Unis) a bien changé. Bobbi Ercoline et son mari Nick étaient là en 1969. Alors qu'une photo immortalise leur présence, eux ne s'en souviennent que de façon parcellaire. "Je me rappelle de la foule autour, de bride de détails, mais je ne me souviens plus de ce que l'on ressentait à ce moment-là", raconte l'ancienne festivalière. Cet instant pris à la volée, ils vont le découvrir sur la pochette de l'album du festival. Des jeunes artistes comme Joe Cocker enflamment la scène.

Un festival devenu légende

Les stupéfiants et autres substances largement présents font des performances, un événement culte du mouvement hippie. La guitare d'un jeune mexicain de 22 ans, Santana, favorise les transes. Woodstock est un festival hors norme. Des 50 000 personnes prévues au départ, il y en aura neuf fois plus. Les barrières sont tombées, tous les moyens sont bons pour assister aux trois jours de paix et de musique. Au Vietnam, la guerre est en cours, à Woodstock, on fait la paix et l'amour. Dans des conditions incroyables, il n'y a plus d'eau ou de nourriture dès le vendredi soir. La pluie pendant 72 heures va transformer le champ en terrain de boue. Les organisateurs continuent malgré tout jusqu'au lundi matin.

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Woodstock, août 1969. Un plan du documentaire de Michael Wadleigh consacré au festival et sorti en 1970. Ce documentaire a été récompensé par un Oscar.
Woodstock, août 1969. Un plan du documentaire de Michael Wadleigh consacré au festival et sorti en 1970. Ce documentaire a été récompensé par un Oscar. (WADLEIGH MAURICE / AFP)