Etats-Unis : le tireur de Parkland veut faire don de son héritage aux victimes

Nikolas Cruz "voudrait que cet argent soit donné à une organisation choisie par les familles des victimes", selon ses avocats.

Des Américains rendent hommage aux victimes de la fusillade au lycée Stoneman Douglas de Parkland (Floride), le 16 février 2018.
Des Américains rendent hommage aux victimes de la fusillade au lycée Stoneman Douglas de Parkland (Floride), le 16 février 2018. (RHONA WISE / AFP)

L'auteur du massacre de Parkland, Nikolas Cruz, veut faire don de son héritage aux victimes et à leurs proches, ont assuré ses avocats lors d'une audience devant un tribunal de Floride, mercredi 11 avril. "Cruz ne veut pas de ces fonds, quelle que soit la somme qui lui revienne", a affirmé Melisa McNeill, évoquant l'héritage à venir du jeune homme de 19 ans, dont la mère est décédée en novembre. Le tireur a fait 17 morts et 17 blessés avec un fusil d'assaut dans son ancien établissement, le lycée Marjory Stoneman Douglas, le 14 février dernier.

Nikolas Cruz "voudrait que cet argent soit donné à une organisation choisie par les familles des victimes", a ajouté son avocate. "Permettez que [l'argent] aille à ceux qui ont été blessés, point", a insisté un autre de ses conseils, Howard Finkelstein, en précisant que l'héritage en question pourrait atteindre "un million de dollars". Celui-ci n'a cependant pas encore été exécuté et le montant exact de la succession du tueur et de son frère n'est pas connu.

Les procureurs comptent requérir la peine de mort

Nikolas Cruz a comparu mercredi, pieds et poings menottés, lors d'une audience destinée à déterminer s'il est en mesure de payer sa défense, alors qu'il bénéficie actuellement de l'aide juridictionnelle. Le tribunal rendra sa décision quant à savoir si ce sont les contribuables américains qui paieront le procès du tueur ou lui-même, lors d'une prochaine audience prévue pour établir le calendrier du procès.

Les procureurs de Floride ont annoncé en mars leur intention de requérir la peine de mort à l'encontre du tueur. Ses avocats ont fait savoir qu'il accepterait de plaider coupable contre la garantie de ne pas être exécuté. Une négociation de peine reste théoriquement possible malgré l'annonce des procureurs de privilégier la sentence capitale. Le jeune homme avait été interpellé peu après sa fusillade, qu'il n'avait pas cherché à nier.