CARTE. Quatre attaques ont frappé les Etats-Unis en deux jours

Pas moins de 38 personnes ont été blessés lors d'une succession d'attaques aux Etat-Unis.

La 23e rue à New York, dans le quartier de Chelsea au cœur de Manhattan, le 18 septembre 2016, au lendemain de l\'explosion d\'une bombe qui a blessé 29 personnes.
La 23e rue à New York, dans le quartier de Chelsea au cœur de Manhattan, le 18 septembre 2016, au lendemain de l'explosion d'une bombe qui a blessé 29 personnes. (DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Quatre attaques en deux jours ont frappé les Etats-Unis. Les autorités américaines n'ont pas d'élément pour l'instant qui permettrait de relier les quatres attaques perpétrées à New York, dans le New Jersey et le Minnesota. Mais la peur du "terrorisme", domestique ou jihadiste, s'est invitée dans tous les esprits, comme le note le Washington Post. Franceinfo résume ce que l'on sait sur ces attaques, lundi 19 septembre, et leur chronologie.

Samedi, 9h30 : explosion d'une bombe dans une station balnéaire du New Jersey

Une bombe artisanale a explosé dans la ville de Seaside Park, une station balnéaire du New Jersey, samedi vers 9h30 (15h30, heure de Paris), peu avant le départ d'un course caritative à laquelle participaient des centaines de coureurs. L'explosion n'a pas fait de victime, sans doute parce que le départ de la course avait été retardé, selon un porte-parole du procureur local. Trois autres bombes à retardement ont été retrouvées sur place. Ces dernières n'ont pas fonctionné.

Samedi, 20 heures : attaque à l'arme blanche dans le Minnesota

Un peu plus tard dans la journée de samedi, vers 20 heures (2 heures à Paris), un homme a fait neuf blessés lors d'une attaque à l'arme blanche dans un centre commercial de St. Cloud, petite ville du Minnesota dans le Midwest américain. L'agresseur, abattu par un policier qui n'était pas en service, était un Américain de 22 ans d'origine somalienne, Dahir Adan, étudiant à l'université locale. Lors de son attaque, il a "fait des références à Allah", selon la police de St. Cloud

Le geste a été revendiqué un peu plus tard par l'Etat islamique. L'attaque perpétrée par un "soldat" du groupe vient "en réponse aux appels de l'Etat islamique à prendre pour cibles les ressortissants des pays appartenant à la coalition des croisés", a affirmé l'Amaq, organe de propagande de l'EI.

Samedi, 20h30 : explosion d'une bombe en plein cœur de New York

Quasiment au même moment que l'attaque dans le Minnesota, vers 20h30 (2h30 à paris), une bombe a explosé à New York, blessant 29 personnes. L'explosion s'est produite sur la 23e rue, entre les 6e et 7e Avenues, dans le quartier huppé de Chelsea, au coeur de Manhattan. Les enquêteurs cherchent à savoir qui est derrière cette attaque. Cinq personnes ont été interpellées dimanche à New York et la police recherche désormais un homme de 28 ans, potentiellement "armé et dangereux".

La police a indiqué qu'une deuxième bombe artisanale, qui n'a pas explosé, avait été découverte dans la soirée près du lieu de l'explosion à Manhattan. Les deux bombes, deux cocottes-minute, étaient toutes les deux munies d'un téléphone à clapet, d'illuminations de Noël, de matière explosive et remplies d'éclats d'obus, selon le New York Times. Selon CNN, les enregistrements de vidéosurveillance obtenus par les autorités montrent le même homme près du lieu de l'explosion et près de la bombe qui n'a pas explosé.

Dimanche soir : un sac d'explosifs retrouvé dans le New Jersey

La police américaine a trouvé plusieurs autres engins explosifs artisanaux dans un colis suspect signalé dimanche soir à la gare d'Elizabeth (New Jersey), près de New York. La découverte est inquiétante puisque la ville d'Elizabeth est toute proche du deuxième aéroport de la grosse pomme, Newark. Un des engins explosifs s'est déclenché lundi lors d'une tentative de désamorçage.

Selon CNN, les autorités enquêtent désormais sur la possibilité de l'existence d'une cellule terroriste qui serait responsable des explosions à New York et dans le New Jersey. Ces différentes attaques, survenues en peu de temps sur le sol américain, relancent le débat sécuritaire dans la campagne présidentielle entre la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump.