Après la fusillade de San Bernadino, Obama n'écarte pas la piste "terroriste"

Le FBI s'interroge sur les motivations des auteurs de la fusillade qui a fait 14 morts en Californie, mercredi.

Le président américain, Barack Obama, lors d\'une réunion avec son conseil de sécurité à Washington (Etats-Unis), le 3 décembre 2015, au lendemain d\'une fusillade en Californie.
Le président américain, Barack Obama, lors d'une réunion avec son conseil de sécurité à Washington (Etats-Unis), le 3 décembre 2015, au lendemain d'une fusillade en Californie. (JIM WATSON / AFP)

Faut-il écarter la piste terroriste après la fusillade de San Bernardino, en Californie (Etats-Unis) ? Non, selon Barack Obama. "A ce stade, nous ne savons pas pourquoi cet événement terrible s'est produit", a déclaré le président américain au lendemain du drame, jeudi 3 décembre, depuis le Bureau ovale. Au moins 14 personnes sont mortes lors de cette attaque menée dans un bâtiment des services sociaux.

Le FBI est chargé de l'enquête sur cette fusillade perpétrée par un couple lourdement armé, ensuite abattu par la police. "Nous savons que les deux individus qui ont été tués étaient équipés d'armes et avaient semble-t-il accès à d'autres armes à leur domicile, a ajouté Barack Obama. Il est possible que ce soit lié au terrorisme, mais nous ne savons pas. Il est aussi possible que ce soit lié au lieu de de travail." 

Un armement qui cadre mal avec un simple coup de sang

Selon certaines sources, un coup de sang serait à l'origine du drame, mais cette thèse ne convainc pas tous les observateurs. "Je ne crois pas qu'ils aient enfilé leur équipement paramilitaire et attrapé leurs armes sur un coup de tête", résume ainsi le chef de la police locale, Jarrod Burguan.

"Sous un certain angle, il s'agit d'un employé frustré, qui s'est rendu à une fête et a pété les plombs", a commenté de son côté un ancien responsable du FBI, Shawn Henry. "Sous un autre angle, on est frappé par des signes faisant penser à du terrorisme (...). Ils avaient des fusils d'assaut, ils avaient des gilets pare-balles, ils avaient des engins explosifs."