Accident mortel d'une voiture Uber sans conducteur : le système de freinage d'urgence n'était pas activé

L'agence gouvernementale américaine chargée de la sécurité des transports révèle dans un rapport préliminaire que le véhicule autonome avait détecté la piétonne tuée dans la collision près de six secondes avant de la percuter.

Une voiture autonome Uber à San Francisco (Californie, Etats-Unis), le 27 mars 2017.
Une voiture autonome Uber à San Francisco (Californie, Etats-Unis), le 27 mars 2017. (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Les circonsctances du drame se précisent. En mars, dans l'Arizona (Etats-Unis), une voiture autonome d'Uber avait mortellement renversé une piétonne. Et l'agence gouvernementale américaine chargée de la sécurité des transports révèle, jeudi 24 mai, dans un rapport préliminaire que le véhicule avait détecté la femme près de six secondes avant le choc mais qu'il n'avait pu s'arrêter car le système de freinage d'urgence n'était pas activé.

Le National Transportation Safety Board affirme qu'environ une seconde et trois centièmes avant le choc, le système de conduite autonome avait déterminé que le freinage d'urgence était nécessaire pour atténuer la collision. Or les manœuvres de freinage d'urgence ne sont pas activées quand les voitures autonomes d'Uber sont sous le contrôle d'un ordinateur, ceci "afin de réduire de potentiels comportements erratiques du véhicule".

Pas de système d'alerte pour le conducteur

Le conducteur ou l'opérateur de la voiture, celui qui est derrière le volant, doit donc intervenir et reprendre le contrôle, sauf que le système n'est pas conçu pour l'alerter, affirme encore le National Transportation Safety Board. Lors du drame, la conductrice "a repris le contrôle moins d'une seconde avant le choc et n'a commencé à freiner que moins d'une seconde après l'accident", conclut l'agence américaine.

"L'opératrice du véhicule a déclaré, dans un entretien, qu'elle surveillait l'interface de conduite autonome du véhicule et que si ses téléphones personnel et professionnel étaient dans la voiture elle ne les a utilisés qu'après l'accident", peut-on encore lire dans le communiqué. Le National Transportation Safety Board précise la cause de l'accident ne sera déterminée que dans un futur rapport.