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USA : découverte d'une lettre à l'adresse d'Obama contenant du poison

La lettre présumée empoisonnée a été interceptée au centre de tri postal de la Maison blanche, selon le Secret service. D'après le FBI, ce courrier adressé au président américain contient bien de la ricine, un poison mortel. Il s'agirait du troisième courrier empoisonné - deux autres ont, semble-t-il, été envoyés à des sénateurs républicains.
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Radio France
Publié Mis à jour
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  (John Gress Reuters)

Serait-ce la troisième lettre du genre découverte aux États-Unis depuis les attentats de Boston lundi ? Mardi déjà, un sénateur républicain du Mississipi, Roger Wicker, avait reçu un courrier, dont le papier était imprégné d'une bien mystérieuse substance. Les tests ont conclu à la présence de ricine, un poison mortel, sans antidote connu. 

Selon Fox News, un troisième courrier aurait été intercepté, adressé, lui, au sénateur Jeff Flake, élu républicain de l'Arizona.

> Lire aussi Un poison hautement toxique détecté dans une lettre envoyée au Sénat américain

A-t-on affaire au même expéditeur ? Il est bien trop tôt pour le dire. En revanche, il s'agirait bien du même poison. La deuxième lettre, adressée au président Obama, reçue au centre de tri postal de la Maison blanche a été également soumise à des analyses. Et selon le FBI, elle serait positive à la ricine. Des tests complémentaires doivent être menés. La lettre a été placée en quarantaine par les agents du Secret service. 

Selon CNN, les textes adressés à Obama et au sénateur Wicker seraient signés de la même façon : "Je suis KC et j'approuve ce message"

Par ailleurs, deux bâtiments de bureaux dépendant du Sénat ont été évacués, indique la police du Capitole, à cause de la présence de lettres et paquet suspects. Un homme aurait même été arrêté et serait actuellement interrogé, parce qu'il portait des enveloppes sur lui. En revanche, le FBI affirme qu'il n'y a pas de lien entre ces courriers et les attentats de Boston. 

La ricine, après l'anthrax

Pas de lien, mais un contexte propice. Cette affaire rappelle en effet la vague d'envois de lettres piégées à l'Anthrax, le bacille de charbon, juste après les attentats du 11 septembre 2001. Ces lettres avaient à l'époque fait cinq morts, dont deux employés des postes de Washington. 

Depuis, le centre de tri de la Maison blanche, qui se trouve en dehors du complexe présidentiel, a pour mission de contrôler systématiquement lettres et paquets, et de détecter celles et ceux qui nécessitent examen ou analyse avant d'être livrés.

 

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