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Une énorme panne d'électricité a plongé mardi soir les habitants de Rio, Sao Paulo et d'autres villes dans le noir

La coupure de courant a été causée par un orage tropical avec des rafales de vent violentes "qui ont provoqué un court-circuit dans trois lignes de transmission", entre les Etats de Sao Paulo et du Parana (sud-est).Les lignes transportaient l'énergie d'Itaipu, la plus grande centrale hydroélectrique du pays.
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Des habitants de Sao Paulo attendent l'autobus, dans une rue plongée dans le noir complet, au soir du 10 novembre 2009 (AFP / Mauricio Lima)

La coupure de courant a été causée par un orage tropical avec des rafales de vent violentes "qui ont provoqué un court-circuit dans trois lignes de transmission", entre les Etats de Sao Paulo et du Parana (sud-est).

Les lignes transportaient l'énergie d'Itaipu, la plus grande centrale hydroélectrique du pays.

50 millions de personnes, le quart de la population brésilienne (195 millions au total), ont été affectées. Le courant est revenu progressivement dans la nuit de mardi à mercredi.

La coupure de courant a également affecté, pendant une demi-heure, le Paraguay voisin, que la centrale dessert également.

Au Brésil, les lumières se sont éteintes mardi peu après 22H15 locales (00H15 GMT), paralysant au total huit Etats du pays, dont les deux plus importants, ceux de Sao Paulo et Rio de Janeiro. Les villes de Belo Horizonte et la capitale Brasilia ont aussi été touchées. L'électricité n'est revenue progressivement que plus de trois heures plus tard.

Durant la panne, les 50 millions de Brésiliens touchés se sont retrouvés sans électricité, sans internet et parfois sans téléphone, selon la radio locale Bandnews.

La police a été placée en alerte toute la soirée, redoutant une vague de crimes. Les patrouilles ont été renforcées à Rio et Sao Paulo, villes connues pour leur violence endémique. La population a été appelée à rester chez elle et à ne pas sortir dans les rues afin d'éviter tout risque d'accident ou d'agression.

A Sao Paulo, plus grande ville du pays (11 millions d'âmes), la principale avenue a été plongée dans le noir complet. Des milliers de passagers ont dû sortir des trains du métro et marcher sur les rails jusqu'aux sorties. Les rues n'étaient illuminées que par les phares des automobiles et les lumières des rares bâtiments - dont les hôpitaux - disposant de groupes électrogènes, selon l'AFP. Le long de l'avenue Paulista, la plus grande de Sao Paulo, policiers et agents de la circulation étaient déployés pour assurer la sécurité et diriger le trafic en l'absence des feux rouges. Mais des bouchons monstres se sont tout de même formés, à Sao Paulo comme à Rio.

A Rio de Janeiro, la ville la plus touchée par la panne selon le gouvernement local, les rues du centre administratif et commercial ont été totalement plongées dans l'obscurité et des quartiers résidentiels de la zone sud. Selon un porte-parole des pompiers, ceux-ci ont été submergés d'appels de personnes bloquées dans des ascenseurs.

La panne d'Itaipu a provoqué des réactions en chaîne, s'étendant progressivement aux Etats de Sao Paulo, Rio de Janeiro, Minas Gerais (sud-est), Mato Grosso do Sul (sud-ouest), Goias (centre), Espirito Santo (sudeste). "Nous savons qu'Itaipu s'est retrouvé complètement paralysé", a déclaré le ministre brésilien de l'Energie Edson Lobao. "Un fort orage et des éclairs pourraient avoir endommagé les lignes de transmission."

"Deux lignes sont tombées en panne simultanément pour des raisons encore inconnues", a déclaré de son côté à l'AFP Jacinto Bernal, un porte-parole de l'administration nationale de l'électricité au Paraguay, selon qui "les 18 unités génératrices d'énergie d'Itaipu" ont cessé de fonctionner. Au total, le système aurait souffert d'une perte de production de 14.000 megawatts, une quantité nécessaire pour alimenter toute la ville de Sao Paulo.

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