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Un projet de construction massive dans un quartier de colonisation de Jérusalem-Est annexée est en cours d'autorisation

Selon la radio militaire israélienne dimanche, le plan porte sur la construction de dans le quartier de Gilo, dans la partie sud-est de la Ville sainte.Il pourrait avoir l'aval de la commission de planification régionale la semaine prochaine. Palestiniens et conseillers municipaux à gauche dénoncent ce plan. La droite s'en félicite.
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Vue aérienne du quartier de colonisation de Gilo à Jérusalem-est, en septembre 2010. (AFP/YUVAL NADEL)

Selon la radio militaire israélienne dimanche, le plan porte sur la construction de dans le quartier de Gilo, dans la partie sud-est de la Ville sainte.

Il pourrait avoir l'aval de la commission de planification régionale la semaine prochaine. Palestiniens et conseillers municipaux à gauche dénoncent ce plan. La droite s'en félicite.

Les Palestiniens ont dénoncé cette nouvelle impulsion donnée à la colonisation, par la voix de leur principal négociateur Saëb Erakat: "Nous condamnons fermement la poursuite de l'escalade israélienne dans la colonisation visant à imposer des faits accomplis sur le terrain", a-t-il déclaré à l'AFP avant d'ajouter: "Je pense qu'il est grand temps que l'administration américaine tienne officiellement le gouvernement israélien responsable de l'effondrement du processus de paix".

"Un coup de grâce au processus de paix" selon la gauche israélienne
Dans le même sens, le mouvement anti-occupation israélien, La Paix Maintenant, a protesté contre le plan et espéré qu'il ne soit pas mis en oeuvre: "Nous sommes très préoccupés par ces nouvelles constructions. Non seulement elles vont ruiner toute chance d'un accord sur Jérusalem avec les Palestiniens, mais elles risquent de poser un problème à Israël en minant sa légitimité sur la scène internationale", a déclaré à l'AFP le secrétaire général du mouvement, Yariv Oppenheimer.

"Il ne fait aucun doute qu'un feu vert à ces constructions portera un coup de grâce au processus de paix avec les Palestiniens", déjà gelé suite au refus d'Israël de prolonger un moratoire sur la construction de colonies en Cisjordanie, a déclaré le conseiller municipal Méir Margalit du parti Meretz (gauche).

"Gilo est partie intégrante de Jérusalem. Il ne peut y avoir aucun débat en Israël sur la construction dans ce quartier", a répliqué le conseiller municipal, Elisha Peleg du parti Likoud (droite) du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Les travaux confiés à des entrepreneurs privés pourraient prendre près de quatre ans, vu les difficultés de construction sur un terrain fortement en pente, aux abords de Bethléem, en Cisjordanie occupée.

L'annonce en mars par le ministère israélien de l'Intérieur d'un plan de construction de 1.600 logements à Ramat Shlomo, un quartier juif orthodoxe érigé dans le secteur de Jérusalem-Est, avait fortement indisposé les Etats-Unis, d'autant qu'elle avait été faite en pleine visite du vice-président américain Joe Biden en Israël.

Israël a annexé Jérusalem-Est après sa conquête en juin 1967 et considère Jérusalem comme sa capitale "éternelle et indivisible", une annexion qui n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, les Palestiniens voulant établir dans le secteur oriental la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Depuis 1976, Israël a construit une dizaine de quartiers de colonisation dans la partie orientale, dont Gilo a été l'un des premiers, où vivent plus de 200.000 israéliens.

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