Un journaliste syrien, opposant à Daech, assassiné en Turquie

Le journaliste syrien Naji Jerf a été assassiné dimanche à Gaziantep en Turquie. Selon l'ONG Reporters sans frontières, cet opposant au groupe terroriste Daech et opposant au régime syrien devait rejoindre Paris en janvier. Sa famille et lui avaient reçu le droit d’asile en France.

(Naji Jerf, sur sa page Facebook.)

Le journaliste Naji Jerf était connu pour son opposition au régime syrien et pour son hostilité au groupe Daech. Il été abattu dimanche d’une balle dans la tête alors qu’il se trouvait à Gaziantep, une ville située à la frontière avec la Syrie. "C’est la ville turque qui regroupe la plupart des médias d’opposition syriens en exil",  a expliqué Yoan Bihr, le responsable du bureau de la Turquie chez Reporters sans Frontières.

Le journaliste, âgé 38 ans et père de deux enfants, avait quitté la Syrie fin 2012 sous les menaces des services de renseignement du régime de Bachar Al-Assad. Naji Jerf avait été très actif au moment de la révolution syrienne. Il était connu pour avoir réalisé plusieurs documentaires consacrés à la crise syrienne.

Militant anti-Daech

Pendant son exil, il a continué de s’opposer au régime mais aussi au groupe terroriste Daech. Il était l'un des membres du collectif d’activistes et de journalistes "Raqqa est massacrée en silence", qui rend compte secrètement depuis un an et demi des abus des djihadistes dans la ville de Raqqa, la capitale autoproclamée du groupe Daech. Il est le quatrième membre de ce collectif assassiné en Turquie. La mort de Naci Jerf a été annoncée sur le compte twitter de ce groupe.

Il y a deux semaines, l’activiste avait sorti son dernier film L’Etat islamique à Alep , qui montre les exactions et les violations des droits de l’Homme commises par le groupe terroriste. Naji Jerf avait reçu le droit d'asile en France pour lui et sa famille. Il devait rejoindre Paris en janvier, selon Reporters sans Frontières.

"L'assassinat de Naji Jerf est terrifiant pour ces collègues qui travaillent sur place" Yoan Bihr de Reporters sans frontières interrogé par Elise Delève
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