Vexé, Erdogan quitte les funérailles de Mohamed Ali et rentre en Turquie

Selon un quotidien turc, le chef d'Etat aurait été vexé qu'on lui interdise de déposer sur le cercueil du boxeur un morceau de l'étoffe noire qui recouvre la Kaaba, construction cubique au centre de la grande mosquée de La Mecque.

Recep Tayyip Erdogan (au centre) assiste à une cérémonie funéraire traditionnelle en hommagé à Mohamed Ali, à Louisville (Kentucky, Etats-Unis), jeudi 9 juin 2016. 
Recep Tayyip Erdogan (au centre) assiste à une cérémonie funéraire traditionnelle en hommagé à Mohamed Ali, à Louisville (Kentucky, Etats-Unis), jeudi 9 juin 2016.  (LUCAS JACKSON / REUTERS)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui devait assister aux funérailles de Mohamed Ali, a décidé d'écourter son séjour à Louisville (Kentucky, Etats-Unis), vexé par l'accueil que lui ont réservé les organisateurs. Le chef d'Etat s'est en effet vu refuser, avant cette visite, de prendre la parole à l'occasion de la cérémonie qui doit avoir lieu vendredi 10 juin.

Selon le quotidien Hurriyet Daily News (en anglais), qui cite des sources du cabinet présidentiel, Recep Tayyip Erdogan aurait été particulièrement mécontent qu'on lui ait refusé de déposer sur le cercueil du boxeur un morceau de l'étoffe noire ornée de versets coraniques, la Kiswa, qui recouvre la Kaaba, construction cubique au centre de la grande mosquée de La Mecque.

Un déplacement controversé

Par ailleurs, les gardes du corps du chef de l'Etat turc et les services secrets américains auraient eu un différend en marge des obsèques, selon le quotidien et l'agence de presse turque Dogan.

Le déplacement du président turc avait déjà provoqué une controverse en Turquie, frappée cette semaine par des attentats à la bombe, revendiqués par les rebelles kurdes, qui ont coûté la vie à 17 personnes, renforçant davantage les craintes sécuritaires dans le pays.