Dimanche 16 avril, les électeurs turcs sont invités à se prononcer sur la réforme constitutionnelle voulue par le président Recep Tayyip Erdogan. Si le "oui" l'emporte au référendum, le chef de l'État verra ses pouvoirs largement étendus. Mais l'issue du scrutin reste indécise, alors il multiplie les meetings pour convaincre et gagner des voix.Les opposants craignent une dérive autoritaire"Il n'y aura plus de Premier ministre, la majorité parlementaire sera alignée sur sa majorité politique. Il contrôlera son parti et aussi la justice de son pays", explique Dorothée Schmid, spécialiste de la Turquie à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Les opposants craignent une dérive autoritaire. Après le putsch manqué de juillet 2016, Erdogan a entrepris une purge et fait arrêter 70.000 personnes dans l'administration, la justice et les médias.