Migrants : la Turquie au centre du plan européen

En mars dernier, l'Union européenne donnait six milliards d'euros à la Turquie pour qu'elle cadenasse ses frontières avec la Syrie. Une équipe de France 3 fait le point sur la situation aujourd'hui.

FRANCE 3

Un mur en béton matérialise la frontière entre la Turquie et la Syrie. Au pied de ce mur, un camp improvisé de réfugiés. Aujourd'hui, la frontière est étroitement surveillée, et pour ces civils qui fuient la guerre, l'entreprise est devenue beaucoup plus périlleuse. "C'était épuisant, on a marché pendant dix heures. Il y avait des bombardements sur la route. À un moment, j'ai reçu un éclat dans la jambe. Ça fait un mois que j'essaie de quitter la Syrie, j'ai fait au moins 25 tentatives, et à chaque fois les gendarmes m'arrêtaient", raconte à France 3, Oum Jawad, réfugiée syrienne.

Des contrôles renforcés

Pour beaucoup de réfugiés, l'Europe reste l'objectif. Behramkhale, petite station balnéaire turque, est située à 2km de l'île Grecque de Lesbos. L'an dernier, 500 000 réfugiés ont effectué la traversée, aujourd'hui plus un bateau, si ce n'est celui des gardes-côtes turcs, beaucoup plus présents qu'auparavant. Quelques dizaines de réfugiés empruntent encore ces routes, mais la Turquie a considérablement renforcé ses frontières. C'était la demande de l'Union européenne, en contrepartie du versement de plusieurs milliards d'euros.

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