Journaliste français détenu en Turquie : François Hollande dit "activer ses réseaux" pour sa libération

L'ancien chef de l'Etat assure "faire passer des messages aux autorités turques" pour permettre la libération de Loup Bureau, journaliste indépendant détenu depuis plus d'un mois dans le pays. 

L\'ancien président de la République François Hollande, le 21 juillet 2017 à Arles (Bouches-du-Rhône). 
L'ancien président de la République François Hollande, le 21 juillet 2017 à Arles (Bouches-du-Rhône).  (BERTRAND LANGLOIS / AFP)
avatar
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

L'ancien président de la République s'implique dans les efforts pour libérer Loup Bureau, un journaliste français détenu depuis plus d'un mois en Turquie. "Je fais passer des messages aux autorités turques pour appuyer la libération de ce journaliste indépendant" emprisonné depuis le 26 juillet, a déclaré François Hollande à l'AFP, mercredi 30 août, confirmant une information du Journal du dimanche. 

Dans un entretien au JDD, mercredi, l'ancien chef de l'Etat a expliqué avoir activé "tous ses réseaux en Turquie" pour aider Loup Bureau. Il a "mobilisé l'ambassade française et ses contacts auprès des autorités turques", précise le JDD. "Il faut dire aux Turcs que Loup Bureau est seulement un journaliste qui faisait son métier", a martelé l'ancien président de la République. 

Pas de "négociations parallèles"

François Hollande explique également avoir eu "une conversation avec le père de Loup Bureau", et se dit disposé à rencontrer les proches du journaliste détenu. "Il ne s'agit pas de négociations parallèles, assure-t-il. "Il faut laisser travailler le gouvernement et la diplomatie française." 

Le président de la République, Emmanuel Macron, a de son côté demandé "la libération rapide" du journaliste à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan. Deux jours plus tôt, une demande de libération de Loup Bureau a été rejetée par le juge qui l'avait mis en examen.

Le journaliste indépendant, qui a notamment collaboré avec les chaînes TV5 Monde, Arte et le site Slate, a été interpellé le 26 juillet à la frontière entre l'Irak et la Turquie. Des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation "terroriste" par Ankara) avaient été trouvées en sa possession.