Haut-Karabakh : l'accord de cessez-le-feu fait aussi les affaires de la Turquie

Après six semaines de guerre, un accord de cessez-le-feu dans le Haut-Karabakh a été signé lundi 9 novembre par l'Azerbaïdjan et l'Arménie. Une situation également favorable à la Turquie, comme l'explique le politologue Ahmet Insel. 

En Azerbaïdjan, l'annonce de l'accord de cessez-le-feu dans le Haut-Karabakh signé le 9 novembre a engendré des scènes de liesse au sein de la population. Et la Turquie applaudit elle aussi des deux mains. "La Turquie a soutenu militairement l'Azerbaïdjan, rappelle le politologue Ahmet Insel. Le gouvernement turc est ravi, la presse pro-gouvernementale titre sur la 'victoire'."

Deux avantages pour la Turquie

Un emballement un peu exagéré d'après l'expert, même si le pays va profiter géopolitiquement de cet accord. "Il y a deux gains pour la Turquie, énumère-t-il. Tout d'abord, son allié a gagné. Et puis, il faut aussi rappeler qu'il va y avoir deux couloirs sécurisés qui vont être mis en place, ce qui revêt un enjeu stratégique très important." Dans le camp arménien en revanche, la signature de l'accord de cessez-le-feu est vue comme un affront.

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan prononce un discours à Ankara, le 3 novembre 2020.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan prononce un discours à Ankara, le 3 novembre 2020. (ADEM ALTAN / AFP)