Tensions entre la Turquie et la France : Bruno Le Maire juge "inacceptables" les menaces de boycott des produits français

Recep Tayyip Erdogan a appelé les Turcs à boycotter les produits français, accusant Emmanuel Macron de mener une "campagne de haine" contre les musulmans. 

Le ministre de l\'Economie, Bruno Le Maire, à Matignon (Paris), le 26 octobre 2020. 
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, à Matignon (Paris), le 26 octobre 2020.  (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Les tensions entre Ankara et Paris semblent s'accentuer encore. Le président turc a appelé, lundi 26 octobre, les responsables européens à mettre à un terme à ce qu'il a décrit comme une "campagne de haine" envers les musulmans "dirigée" par Emmanuel Macron. Suivez la situation dans notre direct.

Des menaces "inacceptables". Bruno Le Maire a dénoncé à l'Assemblée les menaces "inacceptables" de "boycott" des produits français dans plusieurs pays du Moyen-Orient et en Turquie. "Les pratiques de boycott sont inacceptables. Elles le sont encore plus quand elles répondent à une politique qui ne vise qu'à défendre la liberté et la liberté d'expression. La France n'attaque personne, ne cible personne, la France défend ses valeurs et elle défend la liberté", a martelé le ministre de l'Economie. 

Appel au boycott des produits français. Le président turc a également appelé, lundi, ses compatriotes à cesser d'acheter des produits français. "Tout comme en France certains disent 'n'achetez pas les marques turques', je m'adresse d'ici à ma nation : surtout ne prêtez pas attention aux marques françaises, ne les achetez pas", a déclaré Recep Tayyip Erdogan.

Berlin et Rome condamnent les propos du président turc. La chancelière allemande a vivement critiqué le discours de Recep Tayyip Erdogan sur la santé mentale d'Emmanuel Macron. "Ce sont des déclarations diffamatoires qui ne sont absolument pas acceptables", particulièrement dans le contexte du "meurtre affreux du professeur français Samuel Paty par un fanatique islamique", a dit Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière allemande. "Les propos adressés par le président Erdogan au président Macron sont inacceptables", a écrit Giuseppe Conte en français sur son compte Twitter, lundi après-midi. "Les invectives personnelles n'aident pas l'agenda positif que l'UE veut poursuivre avec la Turquie, mais éloignent au contraire les solutions. Pleine solidarité avec le président Emmanuel Macron", a ajouté le chef du gouvernement italien.

Le président turc met en doute la "santé mentale" du président français. Le président turc a critiqué, samedi et dimanche, avec virulence, l'attitude du président français envers les musulmans, après l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). "Tout ce qu'on peut dire d'un chef d'Etat qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c'est : allez d'abord faire des examens de santé mentale", a notamment déclaré le dirigeant turc, dans un discours télévisé.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #TURQUIE

00h09 : Voici ce qu'il faut retenir de cette soirée d'actu, en attendant la reprise, dès 6 heures.

Selon les chiffres de Santé publique France, 26 771 nouveaux cas de contamination ont été recensés en 24 heures. C'est deux fois plus que lundi dernier. Le bilan s'alourdit également avec 257 nouveaux morts au cours des dernières 24 heures. Alors qu'Emmanuel Macron réunira deux conseils restreints de défense sur l'épidémie, mardi et mercredi, partout en France, des hôpitaux sont sous tension.

#CONFLANS Les mesures de vigilance lors de rassemblements de personnes et autour des lieux de culte vont être renforcées. Dans une note du directeur général de la police nationale destinée aux services centraux et datée du 25 octobre, que franceinfo a pu consulter, ce dernier rapporte que "la France est la cible d'une menace terroriste élevée."

#PROCES_ATTENTATS Face à Ali Riza Polat, seul accusé présent jugé pour "complicité de crimes terroristes" à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015, la justice a peiné à sortir d'un interrogatoire cacophonique. Depuis le début de l'enquête, il martèle servir de "bouc émissaire". Notre journaliste Violaine Jaussent a assisté à l'audience.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé sa population à cesser d'acheter des produits français, après les propos d'Emmanuel Macron sur le droit de caricaturer le prophète Mahomet. Plusieurs dirigeants européens ont apporté leur soutien au président français.

22h10 : Bonsoir . Selon le Secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, 24 pays ont apporté leur soutien au président français, a-t-il déclaré dans un tweet. Hélas, je ne trouve pas de listes exhaustives, mais je peux d'ores et déjà vous dire que l'Italie ou les Pays-Bas ont jugé les propos du président turc "inacceptables".

22h03 : Combien de pays (5 ou 16 ou 23 !) soutiennent la France face à la Turquie ?

21h49 : Recep Tayyip Erdogan a officiellement appelé ses compatriotes à boycotter les produits français, après les tensions entre la France et la Turquie sur le traitement des musulmans de France. Quelle est la stratégie du président turc ? Franceinfo a posé la question à l'historien Pierre Razoux, directeur académique de la Fondation méditerranéenne d’études. C'est à lire ici.

20h34 : Goussainville, dans le Val-d'Oise, compte une importante communauté turque. Comment ses habitants vivent-ils la passe d'armes entre les présidents Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan ? Voici le reportage de franceinfo.

20h04 : Il est déjà 20 heures et quelques minutes. Voici notre point sur l'actualité de ce début de soirée :

Emmanuel Macron réunira deux conseils restreints de défense sur l'épidémie, mardi et mercredi. Après le premier d'entre eux, mardi, Jean Castex consultera les forces politiques, puis les partenaires sociaux. Suivez notre direct.

#COVID_19 Les horaires d'ouverture se resserrent pour les bars et restaurants du Bas-Rhin. Ces établissements ne pourront plus ouvrir qu'entre 11 heures et 15 heures puis entre 18 heures et 20h30, a annoncé la préfecture.

L'application de la réforme de l'assurance-chômage va être à nouveau reportée de trois mois, soit jusqu'au 1er avril 2021, a indiqué le Premier ministre, Jean Castex.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé sa population à cesser d'acheter des produits français, après les propos d'Emmanuel Macron sur le droit de caricaturer le prophète Mahomet. Plusieurs dirigeants européens ont apporté leur soutien au président français.

18h51 : Le président turc Recep Tayyip Erdogan a officiellement appelé ses compatriotes à boycotter les produits français. La mesure est retentissante mais globalement symbolique, selon l'économiste Olivier Babeau, invité de franceinfo. "Si on imagine qu'on cesse toute relation commerciale, c'est la Turquie qui perd 2,7 milliards d'euros d'excédent commercial par rapport à la France. Donc c'est plutôt elle que cela gênerait que nous, même si cela pose des problèmes aux entreprises qui sont touchées", explique-t-il dans cet article sur les conséquences économiques de cet appel.

18h09 : Voici un nouveau point sur l'actualité, à 18 heures :

Emmanuel Macron réunira deux conseils restreints de défense sur l'épidémie, mardi et mercredi. Après le premier d'entre eux, mardi, Jean Castex consultera les forces politiques, puis les partenaires sociaux. Suivez notre direct.

L'application de la réforme de l'assurance-chômage va être à nouveau reportée de trois mois, soit jusqu'au 1er avril 2021, a indiqué le Premier ministre, Jean Castex.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé sa population à cesser d'acheter des produits français, après les propos d'Emmanuel Macron sur le droit de caricaturer le prophète Mahomet. Plusieurs dirigeants européens ont apporté leur soutien au président français.


Le procès en appel de Bernard Tapie pour "escroquerie" dans l'affaire de l'arbitrage controversé de 2008 a été renvoyé au mois de mai 2021, en raison de l'état de santé de l'homme d'affaires.

16h51 : Après les dirigeants allemand et italien, c'est au tour d'António Costa, le Premier ministre portugais, d'apporter son soutien à Emmanuel Macron. "J'exprime toute ma solidarité au Président Emanuel Macron en défense des libertés fondamentales en France", écrit-il sur Twitter. Le président français est la cible de son homologue turc, après ses propos sur l'islam.

16h49 : Quelques dizaines de manifestants ont protesté tout à l'heure devant l'ambassade de France à Bagdad (Irak), à l'appel de Rabaa Allah, une faction radicale pro-Iran. Objectif : dénoncer la promesse du président français Emmanuel Macron de défendre les caricatures du prophète Mahomet. Les manifestants ont brûlé le drapeau français et des portraits du chef d'Etat.

(TEBA SADIQ / REUTERS)

16h17 : Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, condamne lui aussi sur Twitter les propos "inacceptables" tenus par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, à l'encontre d'Emmanuel Macron, après les déclarations de ce dernier sur l'islam. "Les invectives personnelles n'aident pas l'agenda positif que l'UE veut poursuivre avec la Turquie".

16h05 : Le milieu français Paul Pogba annonce qu'il va porter plainte contre les médias qui ont véhiculé une rumeur concernant son retrait de l'équipe de France en signe de protestation contre de récents propos du président français Emmanuel Macron sur l'islam. Il s'agit d'"informations absolument infondées à 100%" a-t-il dit sur son compte Instagram (en anglais).

15h14 : "La France est un grand pays, les citoyens musulmans ne sont pas persécutés, ils construisent librement leurs mosquées et pratiquent librement leur culte."

Alors que les manifestations et appels au boycott se multiplient dans le monde musulman après de récents propos du président Emmanuel Macron sur l'islam, le président du CFCM appelle au calme.

15h11 : Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, appelle les musulmans de France à "défendre l'intérêt" du pays face à la campagne de boycott visant les produits français, qu'il considère comme "contre-productive" et créant de la "division".

14h45 : Par ailleurs, la chancelière allemande, Angela Merkel, a jugé "diffamatoires" et "absolument pas acceptables" les attaques proférées par le président turc contre son homologue français. Ces derniers jours, Recep Tayyip Erdogan a accusé Emmanuel Macron d'"islamophobie", et a plusieurs fois émis des doutes sur sa "santé mentale".

14h44 : Le président turc persévère. Après avoir appelé sa population à boycotter les produits français, Recep Tayyip Erdogan estime désormais que la "campagne de haine qui est dirigée par Macron" contre les musulmans est "semblable à celle contre les Juifs d'Europe avant la Seconde Guerre mondiale".

14h07 : Il est 14 heures, faisons un nouveau point sur l'actualité :

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé sa population à cesser d'acheter des produits français, après de récents propos du président Emmanuel Macron sur le droit de caricaturer le prophète Mahomet.

#CHOMAGE L'application de la réforme de l'assurance-chômage va être à nouveau reportée de trois mois, soit jusqu'au 1er avril 2021, a indiqué le Premier ministre, Jean Castex, à l'issue d'une conférence à Matignon. Il "n'entend pas renoncer" à cette réforme, a-t-il néanmoins assuré.


Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, a estimé sur franceinfo qu'"il faudrait reconfiner", si les mesures de couvre-feu et la période des vacances scolaires ne permettaient pas d'enrayer la propagation du coronavirus.


Une troisième tentative visant à cesser les combats au Haut-Karabakh a volé en éclats aujourd'hui entre l'armée azerbaïdjanaise et les forces arméniennes. Les deux camps se sont rejetés la responsabilité de la "violation grossière" de ce cessez-le-feu, négocié à Washington.

13h22 : "Tout comme en France certains disent 'n'achetez pas les marques turques', je m'adresse d'ici à ma nation : surtout ne prêtez pas attention aux marques françaises, ne les achetez pas."

Depuis vendredi, des incitations au boycott de produits français ont été lancées dans plusieurs pays du Moyen-Orient, après de récents propos du président Emmanuel Macron sur le droit de caricaturer le prophète Mahomet.

13h24 : Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, appelle sa population à cesser d'acheter des produits français

13h12 : Vous avez quelques minutes ? Voici les contenus à ne pas manquer sur notre site :

La Ligue contre le cancer craint un nouveau retard dans la prise en charge des malades et estime qu'"il y a environ 30 000 cancers non détectés"


Quatre questions sur les appels au boycott contre les produits français dans des pays du monde musulman

09h47 : Le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, "a choisi la stratégie de la tension" avec Emmanuel Macron, estime sur franceinfo Hakim El Karoui, auteur d'un essai sur la politique du dirigeant turc."Erdogan a désigné Macron comme son ennemi, il est obligé de répondre", commente-t-il.

Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron le 5 janvier 2018. 


(LUDOVIC MARIN / POOL / AFP)

09h04 : 9 heures, faisons un nouveau point sur l'actualité de ce lundi 26 octobre :

"On estime qu'on est plutôt autour de 100 000 cas positifs quotidiens" d'infection au Covid-19 en France, contre 52 000 cas enregistrés hier, alerte ce matin le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, sur RTL. Suivez notre direct.


Pour Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, "il faudra reconfiner" si les mesures de couvre-feu et la période des vacances scolaires ne permettent pas d'enrayer la propagation du coronavirus.


Un très large plébiscite. Au Chili, le "oui" à une nouvelle Constitution l'a emporté avec 78,28% des voix, contre 21,72% s'opposant à ce changement, selon des résultats quasi définitifs. Ce vote ouvre la voie au remplacement de la Constitution actuelle, héritée de l'ère Pinochet.


"Rien ne nous fera reculer, jamais", a affirmé Emmanuel Macron hier, à l'heure où les réactions se multiplient au Proche-Orient pour dénoncer les propos du chef de l'Etat sur les caricatures de Mahomet. Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, appelle les entreprises françaises à "résister au chantage" du boycott de produits français.

08h29 : Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, appelle les entreprises françaises à "résister au chantage" du boycott de produits français dans plusieurs pays du Moyen-Orient, après les propos d'Emmanuel Macron sur les caricatures de Mahomet et la lutte contre les séparatismes. Interrogé par RMC ce matin, Geoffroy Roux de Bézieux estime qu'il faut "faire passer nos principes avant la possibilité de développer nos affaires".

07h25 : La Turquie rappelle, face aux critiques de l'Elysée, que son représentant en France avait rapidement exprimé son soutien à la famille de Samuel Paty. Dans un tweet datant du 17 octobre, l'ambassadeur de la Turquie en France, Ismail Hakki Musa, s'était dit "horrifié par ce meurtre atroce d'un professeur à Conflans-Sainte-Honorine". "Rien ne le justifie. Mes condoléances à ses proches", avait-il ajouté.

07h22 : La Turquie a bien adressé un message de soutien aux proches de Samuel Paty dès le 17 octobre, affirme le ministère turc des Affaires étrangères, contredisant ainsi les propos de l'Elysée. Samedi, la présidence avait déploré "l'absence de messages de condoléances et de soutien du président turc" après l'assassinat du professeur. Plus d'informations dans notre article.

Le président Recep Tayyip Erdogan, le 25 octobre 2020.


(MURAT KULA / ANADOLU AGENCY / AFP)

06h07 : Démarrons par un premier point sur l'actualité :

Plus de 52 000 nouveaux cas de contamination ont été enregistrés en France en 24 heures, selon les chiffres de Santé publique France. Dimanche, 116 décès liés à l'épidémie de Covid-19 ont été recensés, contre 137 la veille.

#COVID_19 Face à la deuxième vague, l'Espagne a décrété l'état d'urgence sanitaire et mis en place un couvre-feu dans l'ensemble du pays, tandis que l'Italie renforce ses restrictions pour endiguer la propagation du coronavirus. Les cinémas et théâtres devront fermer, et les restaurants et bars ne pourront plus servir après 18 heures


Un très large plébiscite. Au Chili, le "oui" à une nouvelle Constitution l'a emporté avec 78,28% des voix, contre 21,72% s'opposant à ce changement, selon des résultats quasi définitifs. Ce vote ouvre la voie au remplacement de la Constitution actuelle, héritée de l'ère Pinochet.


"Rien ne nous fera reculer, jamais", a affirmé Emmanuel Macron sur Twitter, à l'heure où les réactions se multiplient au Proche-Orient, pour dénoncer les propos du chef de l'Etat sur les caricatures de Mahomet.