La France évoque de possibles sanctions économiques contre la Turquie

Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, déplore l'"islamisme agressif" d'Ankara aux portes de l'Europe.

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France Télévisions
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Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, le 9 novembre 2020 à Vienne (Autriche). (JOE KLAMAR / AFP)

Entre la France et la Turquieles contentieux sont nombreux et la tension reste palpable. "Des sanctions dans certains secteurs économiques" sont "une possibilité", a prévenu le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, invité de l'émission "Le Grand Rendez-Vous" d'Europe 1, de Cnews et des Echos, dimanche 15 novembre.

"Toutes les options sont sur la table", a assuré le membre du gouvernement, y compris les sanctions individuelles. Certaines ont d'ailleurs déjà prises envers certains responsables turcs pour des forages gaziers contestés en Méditerranée, a-t-il rappelé. La suppression de l'union douanière entre l'Union européenne et la Turquie, évoquée par Europe 1 comme une mesure de représailles demandée par Paris à Bruxelles, n'est en revanche pas l'option "la plus efficace", a déclaré le secrétaire d'Etat.

"Aucun pays européen n'a plus d'illusions"

"La France n'est pas seule face à la Turquie", a assuré Clément Beaune. Selon lui, "aujourd'hui, aucun pays européen n'a plus d'illusions sur ce que sont M. Erdogan et son régime". "Nous avions donné une chance au dernier sommet européen à la Turquie qui avait donné de petits signaux d'apaisement, a rappelé Clément Beaune. Maintenant, elle a choisi la voie encore une fois de la provocation et de l'agressivité systématiques", a affirmé le secrétaire d'Etat.

"Pendant dix ou quinze ans, on a pensé que la Turquie était une sympathique démocratie chrétienne à l'orientale avec une modernisation qui se ferait progressivement", a déclaré Clément Beaune. "Ça n'est pas cela. C'est un islamisme agressif culturellement, géopolitiquement, dans tous les domaines", a-t-il insisté, estimant par conséquent qu'"il ne faut avoir aucune naïveté".

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