En Tunisie, les femmes réclament l’égalité dans l’héritage

Des associations réclament l'égalité entre les femmes et les hommes dans l’héritage. 

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En Tunisie, où les femmes n'ont pas les mêmes droits que les hommes en matière d'héritage, une centaine d’associations a participé à une manifestation pour plus d’égalité le 10 mars 2018. Selon San Ben Achour, présidente de l’association Beity, l’héritage est "un des derniers bastions du patriarcat", et non une question "relevant de la religion".

Alors que la Constitution de 2014 a instauré l’égalité entre les citoyens et les citoyennes, l’homme hérite toujours du double de la femme. Le code successoral est issu du droit coranique, selon lequel c'est l'homme qui a la famille à sa charge.

Une réforme très attendue en préparation

Béji Caïd Essebsi, le Président tunisien a créé en août 2017 la Commission pour les libertés individuelles et l'égalité qui doit travailler sur une réforme successorale allant vers plus d’égalité entre les hommes et les femmes. La commission devait rendre son rapport en février 2018 mais il a été reporté au mois de juin.

Les associations veulent que la question reste au coeur du débat public. Monia Ben Jémia, présidente de l’association des femmes démocrates, explique : "Aujourd’hui qu’on en parle, que cela soit sur la place publique, il y a un débat public autour de cette question. Je pense que l’on a déjà gagné la bataille."

En Tunisie, les femmes réclament l’égalité dans l’héritage
En Tunisie, les femmes réclament l’égalité dans l’héritage (BRUT)