Une association d'aide aux détenus musulmans bientôt interdite

Le ministère de l'Intérieur a lancé jeudi 27 octobre une procédure de dissolution contre une association d'aide aux détenus musulmans basée en Seine-et-Marne, jugée proche de l'islam radical.

La maison d\'arrêt de Riom, dans le Puy-de-Dôme.
La maison d'arrêt de Riom, dans le Puy-de-Dôme. (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Une association d'aide aux détenus musulmans, jugée proche de l'islam radical, va être dissoute. Le ministère de l'Intérieur a lancé une procédure jeudi 27 octobre, selon les informations de franceinfo.

Basée à Noisiel, en Seine-et-Marne, l'association Sanâbil se charge, officiellement, d'aider les détenus musulmans pendant et après leur incarcération, grâce à un soutien "moral, financier mais surtout spirituel", précise la page Facebook.

Des membres liés aux attentats de Paris

Plusieurs de ses membres font l'objet d'une assignation à résidence depuis les attentats. C'est notamment le cas de son fondateur, Antho B, ancien informaticien né au Zaïre, proche de la communauté salafiste de Toulouse à laquelle appartiennent les frères Clain, qui ont revendiqué les attentats du 13 novembre.

La dissolution de l'association devrait être prononcée par décret à l'issue de la procédure, en Conseil des ministres.

Des aides, quel que soit le "profil"

Suite à l'arrêté ministériel, les comptes de l'association ont d'ores et déjà été gelés. Sur sa page Facebook, l'association demande donc à ses soutiens de ne plus faire de dons, et se défend.

Nous est reproché entre autres, le fait de venir en aide à un certain profil de détenus, ainsi qu'à leurs proches.L’équipe de Sanâbil dans un communiqué.

"Cette décision est bien évidemment injuste car Sanâbil ne s’est jamais préoccupé des raisons d’incarcération, bien souvent, nous n’en connaissions même pas la cause. Par Allah, notre intention fut seulement de faire modestement le bien, de répondre à l’appel de frères et sœurs dans le besoin."