Un homme ayant prêté allégeance à l'Etat islamique et soupçonné de préparer un attentat mis en examen à Paris

Selon des sources proches de l'enquête et judiciaire, cet homme de 23 ans avait prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) dans une vidéo. 

Un policier à Paris, en décembre 2017. 
Un policier à Paris, en décembre 2017.  (LUC NOBOUT / MAXPPP)

Il avait prêté allégeance, dans une vidéo, au groupe jihadiste Etat islamique (EI). Un homme de 23 ans, soupçonné de préparer un attentat, a été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" par un juge antiterroriste à Paris, samedi 20 janvier. Il a été placé en détention provisoire, selon des sources proches de l'enquête et judiciaire. 

Inconnu des services, l'homme a été interpellé mardi dans la région de Nîmes (Gard), par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Des produits pouvant servir à confectionner des explosifs ont été retrouvés, mais aucune cible précise n'a été identifiée, ont précisé ces sources.

Un engin "potentiellement explosif" retrouvé

Selon "les premiers éléments de l'enquête", l'homme "nourrissait le projet d'un passage à l'acte violent", a cependant ajouté une source judiciaire. "L'enquête a débuté par une veille de la DGSI sur les réseaux sociaux où les policiers ont détecté la volonté d'acquisition d'une arme par un homme habitant la région de Nîmes et qui tenait des propos islamistes", a expliqué une source proche de l'enquête.

Au cours des perquisitions, des "produits pouvant servir à la confection d'explosifs, un engin potentiellement explosif (un tube rempli de poudre) et un système de mise à feu ont été saisis", selon cette même source. "Différentes poudres, mais en quantité peu importante et qui sont en cours d'analyse, ainsi qu'une mèche, ont été retrouvées", a affirmé une autre source proche du dossier, selon laquelle "il n'est pas encore sûr que ça pouvait exploser".

Plusieurs vidéos, tournées entre l'été et la fin de l'année, ont également été retrouvées. Dans l'une d'entre elles, le suspect prêtait allégeance au chef de l'EI, Abou Bakr Al-Baghdadi, avec le drapeau noir de l'organisation jihadiste en fond. "Il les a réalisées et diffusées seul, évoquant un projet de passage à l'acte", selon une des sources.