Radicalisation : le bilan contrasté des précédents dispositifs

Le gouvernement a présenté vendredi 23 février son plan de lutte contre la radicalisation. Un dispositif qui vient s'ajouter à d'autres mesures mises en place depuis 2014. Les explications sur le plateau du 20 Heures d'Arnaud Boutet.

France 2

Le plan de lutte contre la radicalisation dévoilé vendredi 23 février par le gouvernement n'est pas le premier présenté par un gouvernement. "En 2014, la France crée le centre de prévention de la radicalisation avec un numéro vert. En 2015, coup d'accélérateur avec des moyens supplémentaires : moyens humains, matériels et financier. En 2016, un nouveau plan de lutte a été mis en place pour épauler le dispositif", rappelle Arnaud Boutet.

Un bilan en demi-teinte

Ces plans ont-ils fonctionné ? Pas vraiment selon le journaliste. "On pourrait estimer à 19 000 le nombre de personnes radicalisées en France, mais aujourd'hui, seuls 2 600 jeunes et 800 familles sont pris en charge par des cellules de suivi. Il y a aussi peut-être les mauvais choix des gouvernements précédents. Dounia Bouzar, Sonia Imloul, Patrick Amoyel, jadis présentés comme des experts de la lutte contre la radicalisation, ont vu leur bilan jugé très mauvais par un rapport du Sénat. Dernier exemple avec le centre de déradicalisation de Pontourny (Indre-et-Loire), censé accueillir sur la base du volontariat des personnes radicalisé, qui a fermé l'an dernier faute de pensionnaires".

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La prison de Lille-Annoeullin (Nord), le 11 octobre 2015.
La prison de Lille-Annoeullin (Nord), le 11 octobre 2015. (SARAH ALCALAY/SIPA)