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Jean-François Ricard promis à la tête du nouveau parquet national antiterroriste

Il a été juge antiterroriste à Paris de 1995 à 2007 et n'avait pas 40 ans quand il a hérité de l'enquête sur l'attentat à la station du RER Saint-Michel revendiqué par le GIA algérien.

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Le juge Jean-François Ricard dans son bureau à Paris, le 17 mars 2006. (PASCAL PAVANI / AFP)

Il devrait incarner le nouveau visage de l'antiterrorisme en France. Jean-François Ricard, conseiller à la Cour de cassation, a été "proposé au poste de procureur national antiterroriste" par la garde des Sceaux Nicole Belloubet, a annoncé vendredi 3 mai la chancellerie. Le magistrat de 62 ans devrait donc bientôt prendre la tête du tout nouveau parquet national antiterroriste (PNAT), créé par la récente réforme de la justice dans le but affiché de mieux répondre à la "menace" dans un pays meurtri par des vagues d'attentats jihadistes depuis 2015.

Son nom a été proposé par Nicole Belloubet au Conseil supérieur de la magistrature, qui rendra ensuite un avis non contraignant.

Le parquet installé "avant l'été"

Sa nomination en Conseil des ministres devrait intervenir d'ici la fin juin. Le PNAT, composé d'une trentaine de magistrats qui seront en charge de l'antiterrorisme et des crimes contre l'humanité, doit être installé "avant l'été", après avoir été entériné par décret, selon le ministère.

Pour en prendre la tête, Jean-François Ricard faisait partie des favoris, avec l'ex-cheffe de la section antiterroriste du parquet de Paris Anne Kostomaroff, pour ce poste exposé. Il a été juge antiterroriste à Paris de 1995 à 2007. Il n'avait pas 40 ans quand il a hérité, avec son aîné Jean-Louis Bruguière, de l'enquête sur l'attentat à la station du RER Saint-Michel revendiqué par le GIA algérien.

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