Grenoble : cinq personnes mises en examen pour "association de malfaiteurs terroriste"

Selon une source judiciaire à franceinfo, les suspects prévoyaient de commettre un "acte violent susceptible de viser un lieu de culte". D'après BFMTV, ils appartenaient à l'ultra-droite.

Le palais de justice de Grenoble (Isère), le 3 juillet 2018.
Le palais de justice de Grenoble (Isère), le 3 juillet 2018. (MAXPPP)

Le parquet de Grenoble (Isère) a ouvert une enquête le 8 septembre 2018 pour des infractions à la législation des armes, indique à franceinfo une source judiciaire mardi 11 juin, confirmant une information de BFMTV. Trois personnes ont ensuite été mises en examen. "Les investigations laissaient supposer qu'ils nourrissaient un projet, aux contours mal définis, de passage à l'acte violent susceptible de viser un lieu de culte", précise la même source. Ce groupe "à l'idéologie proche de la mouvance néo-nazie", a notamment évoqué des "lieux de culte juifs ou musulmans". 

En janvier dernier, la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de cette procédure et a confié la poursuite des investigations à un juge d'instruction antiterroriste des chefs d'"association de malfaiteurs terroriste", "transport, détention et fabrication d'engins explosifs en relation avec une entreprise terroriste", "détention non autorisée d'armes de catégorie A" et "port d'armes de catégorie B en relation avec une entreprise terroriste".

Un suspect en détention provisoire

Quelques mois plus tard, au mois de mai, deux autres personnes ont été interpellées et mises en examen à leur tour pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Dans le cadre de cette enquête, cinq personnes sont donc actuellement poursuivies. "Quatre sont sous contrôle judiciaire et une en détention provisoire", précise la source judiciaire. 

D'après la chaîne d'information en continu, ils adhéraient à "des thèses de l'ultra-droite". "Ils communiquaient via un forum, où ils discutaient de l'opportunité de commettre un attentat" visant "plusieurs cibles, dont des musulmans, ou encore la convention annuelle du Crif", ajoute BFMTV.