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À Paris, les travaux de construction du mur anti-attentats démarrent au pied de la tour Eiffel

Le chantier du mur anti-attentats autour de la tour Eiffel démarre lundi, à Paris. Il va durer dix mois et suscite des réticences, notamment de la part des riverains. 

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Radio France
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La mise en place de la clôture de la tour Eiffel sera achevée en juillet 2018, sans nécessiter la fermeture du site. (MAXPPP)

Le chantier de construction d'un mur anti-attentats autour de la tour Eiffel démarre lundi 18 septembre, à Paris. Dans dix mois, une clôture de trois mètres de haut, en grande partie vitrée, va entourer le monument le plus visité du monde. Les travaux vont coûter 20 millions d'euros. Pour ses promoteurs, l'investissement est nécessaire après des attaques sur d'autres lieux touristiques de la capitale, comme le Louvre ou les Champs-Elysées, mais certains sont réticents à voir la tour Eiffel ainsi entourée. 

Pas de fermeture à cause des travaux

Les premiers ouvriers vont arriver lundi au pied de la Dame de fer mais ils commenceront d'abord par préparer le chantier : barriérage, installation de la base pour les salariés, etc. La construction de la clôture commencera le 5 octobre. Pendant les dix mois de travaux, les abords de la tour Eiffel seront sans doute un peu moins agréables mais la Société d'exploitation de la tour Eiffel (Sete), la société qui gère le monument, assure qu'il n'y aura aucun jour de fermeture à cause du chantier et que les visites ne seront que très peu concernées. Cependant, les accès à la tour seront parfois modifiés.

Les responsables assurent qu'à la livraison, le 13 juillet 2018, les perspectives sur le champ de Mars et le Trocadéro seront mieux mises en valeur. La clôture sera en effet composée de vitres pare-balles et anti-voitures béliers côté quai Branly et champs de Mars, tandis qu'elle sera grillagée sur les côtés. Les jardins qui bordent la tour seront englobés dans le périmètre et, à l'avenir, les visiteurs les traverseront avant de monter.

Les riverains et l'opposition peu convaincus

Ces arguments peinent cependant à convaincre les riverains et l'opposition de droite parisienne, qui regrettent un manque de concertation. D'autres déplorent une impression d'état de siège. Le hastag #Parisn'estplusunefête a d'ailleurs fait son apparition sur Twitter. Mais avec cet équipement, la tour Eiffel espère regagner les sommets de fréquentation touristique qu'elle connaissait avant les attentats de 2015. En effet, la fréquentation a chuté de 14% l'année dernière même si, avec plus de 5,8 millions de visiteurs, elle reste quand même la star indétrônable des monuments parisiens.

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