L'offensive turque en Syrie risque de raviver la menace du groupe Etat islamique, alerte Vladimir Poutine

Plusieurs milliers de ressortissants du Caucase russe et des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale ont rejoint ces dernières années les rangs des groupes jihadistes en Irak et en Syrie.

Des combattants syriens pro-Turquie prennent part à l\'offensive d\'Ankara contre des forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, le 11 octobre 2019. 
Des combattants syriens pro-Turquie prennent part à l'offensive d'Ankara contre des forces kurdes dans le nord-est de la Syrie, le 11 octobre 2019.  (NAZEER AL-KHATIB / AFP)

Vladimir Poutine réagit face à l'offensive turque en Syrie. Vendredi 11 octobre, le président russe a déclaré craindre que l'opération militaire d'Ankara contre une milice kurde dans le nord-est de la Syrie ne provoque une résurgence du groupe Etat islamique dans la région.

>> L'article à lire pour comprendre l'offensive turque en Syrie

Plusieurs milliers de jihadistes détenus par les Kurdes risquent en effet de se retrouver en liberté. "C'est une menace réelle pour nous, pour vous, car où vont-ils aller et comment ?", s'est interrogé Vladimir Poutin, selon des propos retransmis à la télévision d'Etat russe. D'après lui, "les Kurdes abandonnent les camps où sont détenus les combattants de l'EI" et ces derniers "sont en mesure de s'enfuir"

Je ne suis pas sûr que l'armée turque puisse contrôler la situation ou le faire rapidement.Vladimir Poutineà la télévision d'Etat russe

Plusieurs milliers de ressortissants du Caucase russe et des ex-Républiques soviétiques d'Asie centrale ont rejoint les rangs des groupes jihadistes en Irak et en Syrie. La Russie avait fait de leur élimination l'un de ses objectifs en lançant son aviation au secours de Bachar Al-Assad en 2015. "Où vont-ils aller ? A travers le territoire turc ou d'autres territoires ? Plus profondément en Syrie sur des territoires sous le contrôle de personne et ensuite en Irak ou vers d'autres pays de la région ?" a souligné Vladimir Poutine. Le président russe a ainsi promis de "mobiliser les ressources des services spéciaux pour contrer l'émergence de cette nouvelle menace".