Conflit en Syrie : au moins 4 360 morts en 2023, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme

Parmi les victimes en 2023 figurent 1 889 civils, incluant 241 femmes et 307 enfants, selon l'ONG basée au Royaume-Uni.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des débris et des ruines après que les forces progouvernementales ont ciblé la ville d'Idlib et ses villages environnants, en Syrie, le 6 octobre 2023. (MOAWIA ATRASH / MIDDLE EAST IMAGES / AFP)

Un lourd bilan. Au moins 4 360 personnes, dont près de 1 900 civils, ont été tuées en 2023 dans le conflit en Syrie qui s'éternise depuis 2011, a annoncé dimanche 31 décembre l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). En 2022, l'Observatoire avait présenté un bilan de 3 825 morts comme le plus bas depuis le début de la guerre en Syrie.

Parmi les victimes en 2023 figurent 1 889 civils, incluant 241 femmes et 307 enfants, selon l'ONG basée au Royaume-Uni, mais disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie. Après des années de combats et bombardements meurtriers et dévastateurs consécutifs à la brutale répression par le régime de manifestations antigouvernementales en 2011, les affrontements ont diminué ces dernières années. Des combats ponctuels et sporadiques ont lieu, outre des attaques jihadistes principalement dans l'est du pays.

Environ 500 000 morts depuis 2011

Le conflit en Syrie a fait plus d'un demi-million de morts depuis 2011 et a morcelé le pays, où plusieurs puissances et acteurs sont impliqués. Le régime de Bachar al-Assad a repris le contrôle d'une grande partie du territoire avec l'appui de ses alliés russe et iranien, mais les forces kurdes syriennes contrôlent de vastes régions du nord et nord-est.

Environ la moitié de la province d'Idleb (nord-ouest) et des secteurs limitrophes des provinces voisines de Hama, d'Alep et de Lattaquié sont dominés par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS) et des factions rebelles, soutenues à des degrés divers par la Turquie. La région d'Idleb est soumise à un cessez-le-feu négocié par la Russie et la Turquie après une offensive du régime en mars 2020, mais qui a été violé à plusieurs reprises.

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